AU MÉTROPOLIS, DIMANCHE SOIREntre Air Supply et power supplyJ. Sébastien Chicoine 07-05-2007 | 10h55
Comme bien des critiques l’ont souligné depuis la parution de l’album, il s’agit sans doute de leur opus le plus achevé en carrière, mais très certainement un de leurs plus planant également, et traduire ces atmosphères dans le cadre d’un concert n’est certes pas une mince affaire. Là où, sur disque, on se laisse bercer par les atmosphères et les textures des compositions de Nicolas Godin et Jean-Benoît Dunckel, en spectacle on doit se rassurer qu’ils sont cools parce que par moments, ça sonne comme Air Supply ou Alain Morrisod. Heureusement, ils mettent quand même un peu d’énergie dans certaines pièces qui deviennent carrément rock en comparaison de leurs versions endisquées. Tristement, toutefois, mais c’est le lot de bien des groupes, plus la pièce datait, plus la réaction du public était enthousiaste. Ergo, les pièces de Moon Safari — Sexy Boy, Kelly Watch the Stars, La femme d’argent — ont eu les meilleures réactions de la soirée. J’ai été surpris, également, qu’ils ne jouent pas Alpha Beta Gaga, sûrement un de leurs hits les plus connus. Mentionnons au passage l’artiste qui assurait la première partie de la soirée, une chanteuse du nom de Kate Havnevik qu’on vantait, sur ses autocollants publicitaires laissés ça et là sur les tables du Métropolis, comme le «chaînon manquant entre Björk, Goldfrapp et Air». Mouais... Assez peu de Air, et j’aurais plutôt dit le chaînon manquant entre Sarah McLachlan et Björk, mais certainement pas Goldfrapp. Honnête, à découvrir si vous aimez les chanteuses dans ce genre. Bref, ce n’était pas un concert mémorable, mais une soirée correcte. Ça valait quand même la peine au moins une fois, par curiosité, de voir comment c’est, Air live. |