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Malajube - Une visibilité mondiale
Malajube aura offert en sept semaines bien tassées 34 prestations dans 32 villes réparties dans cinq pays et deux continents.

MALAJUBE

Une visibilité mondiale

Philippe Rezzonico
Le Journal de Montréal
13-04-2007 | 06h25
Qu'ont en commun les villes de New York, Winnipeg, San Francisco, Austin, Paris, Salt Lake City, Portland et Saskatoon? Elles figuraient toutes sur l'itinéraire de ce qu'il convient de désigner comme étant la tournée mondiale de Malajube.

Du coup d'envoi du volet américain le 17 février au Mercury Lounge de New York, jusqu'au dernier spectacle de la tournée canadienne Exclaim!, présenté le 7 avril à l'Impérial de Québec, Malajube aura offert en sept semaines bien tassées 34 prestations dans 32 villes réparties dans cinq pays et deux continents. Le délire...

«Nous avions déjà fait une tournée de trois semaines en Scandinavie, note le batteur Francis Mineau, mais nous n'avions jamais fait une si longue tournée. Deux mois dans les mêmes hôtels, la même fourgonnette, le même lit... Et personne ne s'est tapé dessus. Au Québec, les villes sont relativement proches. Pas dans ce cas-là.»

En effet. Même en excluant le volet européen, les boys auront parcouru plus de 10 000 kilomètres en camion sur les routes de l'Amérique du Nord, une entreprise harassante, surtout quand la suspension de ta remorque lâche dès la première journée en arrivant à New York.

«Ça aurait pu augurer mal, cette affaire de suspension, mais ça ainsi qu'une collision à Austin (petit rire) auront été les seuls ennuis du voyage. Quand ton principal problème c'est ta remorque, ça veut dire que ça va bien.»

Pas de barrières

Si Malajube n'est pas le premier groupe ou artiste francophone à se produire dans des régions unilingues anglophones - Robert Charlebois faisait partie de la tournée pancanadienne de Janis Joplin il y a 35 ans -, une virée d'un groupe francophone au coeur des États-Unis est une rareté.

Le représentant du Journal, qui était au Mercury Lounge en février, avait néanmoins pu constater que la musique abrasive du groupe québécois était d'une telle densité qu'elle pouvait abattre toutes les barrières de langue.

«C'est sûr qu'on était inquiets un peu, explique Mineau. À New York, on savait que ça allait bien aller.

Cette ville n'est pas représentative des États-Unis. Mais à Philadelphie? À Tucson? On ne savait pas. Mais ça a vraiment bien été partout. Dans certaines villes, il y avait un peu moins de monde, mais on a été sold-out presque partout; à New York, L.A., Chicago, San Francisco. La réaction des spectateurs a été similaire. Quand tu as 500 personnes qui crient devant toi, c'est bon signe.«

Si la barrière de la langue fut en définitive un détail, la perception de Mineau des États-Unis a changé.

«On a des fois des préjugés un peu fondés, mais avant de traverser le Wyoming, tu ne sais pas à quoi ça ressemble.

Ce pays gigantesque est fascinant et vraiment intéressant quand tu le vois autrement que par sa politique. Les gens sont si différents dans chaque État, tellement centrés sur eux-mêmes, et en même temps, on voyait partout des pancartes United We Stand.»

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