KODOBonnes vibrationsMarie-Joëlle Parent Le Journal de Montréal 23-03-2007 | 12h07
Les percussions du spectacle Mystère du Cirque du Soleil sont directement inspirées des techniques de Kodo, les maîtres japonais des tambours, explique au bout du fil Jun Akimoto, le gérant de la compagnie nippone. Musiciens et athlètes Depuis 50 ans, ils sont des dizaines à perfectionner leur art dans l'île enneigée de Sado. Un lieu isolé où les musiciens sont aussi athlètes, courant 10 km par jour pour pouvoir suivre la cadence olympienne de leurs spectacles. On est loin des tam-tam du dimanche, au pied du mont Royal ! À raison, leurs tambours vieux de 13 siècles pèsent près de 350 kilos. Taillés dans une même pièce de bois, ce sont aussi les instruments de musique les plus puissants du monde. Un simple tambour vaut près de 40 000 $, précise M. Akimoto. Battements de coeur Pour la petite histoire, Kodo veut dire à la fois battements de coeur et enfants du tambour. Au départ, ces instruments étaient utilisés pour des rituels en Chine, des Festivals et des rites bouddhistes. La troupe compte une quinzaine de percussionnistes de 21 à 56 ans. Montréal est l'arrêt final d'une tournée 25e anniversaire. Depuis ses débuts dans les années 1980, le groupe a donné plus de 3 000 représentations. Les musiciens ont transporté leurs instruments dans 44 pays où les billets s'envolent chaque fois comme des sushis gratuits. Mais qu'est-ce qui fait dont courir les foules ? «Les gens sont surpris de voir que les tambours peuvent faire autant de sons différents. Il y a des passages plus doux, plus sensibles, sans compter les chorégraphies», dit Jun Akimoto. Kodo joue avec surprise plusieurs styles différents : jazz, rock et même de la samba, comme quoi un tambour peut s'adapter. Korn Leur popularité rejoint des horizons bien différents : férus d'art contemporain mais aussi adeptes du heavy metal. Lors de son récent passage à Los Angeles, le groupe Korn a raffolé du spectacle. «Ils voulaient qu'on fasse un spectacle avec eux à MTV», raconte M. Akimoto, amusé de l'offre qui ne s'est pas concrétisée. Kodo, à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts le samedi 24 mars. |