VULGAIRES MACHINSL'union fait la force militantePhilippe Renault 17-02-2007 | 04h00
«On chérit cette idée depuis longtemps, depuis Aimer le mal en fait. Ça se concrétise enfin! «Nous allons pouvoir réunir nos forces, chacun dans notre sphère de préoccupation, pour créer un évènement militant qui ne s’arrêtera pas au divertissement», affirme le chanteur du groupe punk-rock, Guillaume Beauregard. «C’est la première fois qu’on joue avec des bands avec qui on s’entend aussi bien sur le plan personnel, en plus de partager la même philosophie», renchérit le batteur, Patrick Landry. Cette entente est d’autant plus primordiale qu’en plus du Métropolis samedi prochain, les trois formations donneront plusieurs représentations ensemble au cours des prochains jours ailleurs dans la province.
LE VENT DANS LES VOILES Compter les corps a reçu un accueil plus que favorable, tant des critiques que des fans qui l’ont suivi dans son évolution vers un produit plus raffiné. «Nous étions conscients que ce n’était pas tout le monde qui allait nous suivre, mais que d’autres allaient embarquer. Depuis nos débuts, nous avons perdu en cours de route plusieurs fans de punk intégristes. «Mais je pense que la seule façon d’être sincère avec les fans, c’est d’être sincère envers nous-mêmes en faisant ce que nous avons envie de faire», explique Guillaume. «Je pense aussi que les fans peuvent évoluer en même temps que nous. On le voit dans les shows, alors que les spectateurs sont plus âgés qu’avant. On ne voit plus beaucoup de petits kids», ajoute Patrick.
NOUVELLE ÉTAPE «C’est une autre marche que nous montons, comme c’était le cas avec nos spectacles en Ontario la semaine dernière, ce qui était nouveau pour nous», souligne Marie-Ève. «C’est comme si une porte s’ouvrait à l’ouest avec les Junos», ajoute Patrick.
VERS LA FRANCE «Les dates sont déjà déterminées. Nous irons en France durant 15 jours en avril et nous sommes en train de bâtir une équipe là-bas», mentionne Marie-Ève. Ce dernier croit d’ailleurs que le marché français est davantage accessible que celui du Canada anglais. «Je pense que la France, c’est plus naturel. Il y a déjà beaucoup d’échanges avec elle», considère-t-il. «Je trouve aussi que culturellement, ce sera une expérience beaucoup plus flyée que de tourner au Canada anglais», ajoute Guillaume. |