ELTON JOHN À MONTRÉALClassique par dessus classiquePhilippe Renault Journal de Montréal 12-11-2006 | 07h00
Comme c'est le cas partout dans le monde depuis près de 40 ans, la présence du pianiste et chanteur n'a pas laissé les Québécois indifférents puisque tout près de 20 000 personnes étaient au rendez-vous. Les attentes étaient donc élevées et le moins qu'on puisse dire, personne n'a été déçu. Classiques En fait, il était impossible de rester indifférent à tous les vieux classiques qui étaient à l'honneur en ce début de spectacle. D'entrée de jeu, le Britannique nous a envoyé en pleine figure son célèbre enchaînement de Funeral For a Friend et de Love Lies Bleeding. Cette pièce progressive de plus de 11 minutes a évidemment soulevé la foule, qui n'aurait pu demander mieux pour entamer cette prestation. Quelques secondes plus tard, il n'a fallu qu'un seul accord de Bennie And The Jet pour emballer l'assistance, qui savait fort bien ce qui s'en venait. Puis ça s'est poursuivi avec Philadelphia Freedom et Goodbye Yellow Brick Road, extraits des albums classiques Captain Fantastic And The Brown Dirt Cowboy et Goodbye Yellow Brick Road. Sir Elton John est cependant venu refroidir quelque peu les ardeurs de ses fans avec la plus récente Believe, issue de l'album Made in England en 1995, mais s'est rapidement fait pardonner en revenant à la charge avec la très rassembleuse Tiny Dancer. Cette succession de succès, mêlée à quelques pièces d'une époque moins lointaine, s'est poursuivie jusqu'à la fin du concert. Étonnamment sobre Peut-être est-ce l'âge, mais l'artiste reconnu pour ses extravagances et excès a étonnamment offert une prestation plutôt sobre, entouré de ses cinq musiciens. Vêtu de noir, assis derrière son piano, il a offert sa prestation sans l'aide d'artifices, laissant toute la place aux mélodies. On se serait peut-être attendu à un spectacle haut en couleur, mais nous avons finalement eu droit à une représentation mettant à l'avant-plan la musique, ce qui n'est en fait pas une mauvaise chose. |