DE PASSAGE À MONTRÉALAlice Cooper, toujours LA référencePhilippe Rezzonico Le Journal de Montréal 17-10-2006 | 11h27
Le pionnier du genre, qui a inspiré Kiss, Marilyn Manson et autres Slipknot, était de retour au Théâtre St-Denis hier avec ses classiques et ses accessoires. Dans la salle joyeusement bordélique, les fans de tout âge ont réalisé que l'un n'allait pas sans l'autre. À 58 ans, le vétéran, svelte comme à ses beaux jours, a amorcé la distribution des bonbons d'Halloween avec quelques jours d'avance. Au terme de No More Mr. Nice Guy, que les fans hurlaient à tue-tête, le monsieur a lancé sa jolie canne à pommeau dans la foule. Durant la nouvelle Dirty Diamonds, ce sont de - fausses - rivières de diamants qu'il offrait aux femmes ou lançait au fond du parterre. Lors de Billion Dollars Babies, c'était cette fois des liasses de - faux - dollars qui étaient distribuées à l'assistance avec l'aide d'une épée. Chaque mouvement, chaque geste était fait avec une aisance évidente et une habitude développée depuis plusieurs années. Le cercueil capitonné qu'Alice remplit de membres humains tranchés, la fille vêtue en S&M et ses deux fouets durant Go to Hell: plus de la moitié des morceaux proposés était prétexte à mise en scène au travers du barrage de décibels générés par les musiciens déchaînés. Énergie peu commune Contrairement à d'autres vedettes du même âge qui se traînent, celui né sous le nom de Vincent Furnier a encore une voix du tonnerre et une énergie peu commune. La seule différence avec l'Alice d'antan et celui d'aujourd'hui, c'est que ses mises en scène si bien fignolées ne choquent plus et ne font plus peur, même quand il se fait torturer par des médecins sadiques durant Welcome to My Nightmare. |