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Pet Shop Boys à la PdA - C’est psychologique...
©Perou
Chris Lowe et Neil Tennant

PET SHOP BOYS À LA PDA

C’est psychologique...

par J. Sébastien Chicoine
10-10-2006 | 23h45
A priori, ça semblait une bonne idée de programmer les Pet Shop Boys à la Place des Arts: leur son électro-pop léché allait bénéficier de l’acoustique impeccable de la salle.

Dans une mise en scène sobre, voire minimale, Neil Tennant et Chris Lowe se sont présentés sur scène avec trois choristes et deux danseurs et ont entamé une revue de leurs plus grands succès, couvrant toutes les époques de leur carrière, en commençant avec l’excellente Psychological. Dès la deuxième pièce (Left to My Own Devices), on a senti toutefois qu’il manquait quelque chose... Une piste de danse.

Il aura fallut presque toute la première partie pour que la foule cède à la pression de leurs rythmes, mais même après l’entracte, hormis la nostalgique Numb, ça y était pour de bon. On ne peut pas blâmer les artistes sur scène, pas plus que la foule pour le temps que ç’aura pris: Wilfrid-Pelletier n’est pas une salle pour «faire pogner le party».

Personnellement, j’ai été un peu déçu par l’aspect musical: Chris Lowe bien caché derrière son unique clavier et son moniteur pianotait quelques notes et accords par-ci, par-là, mais on sentait trop bien le pré-programmé de la chose. Tennant nous a quand même fait l’honneur d’une pièce à la guitare tandis qu’en fin de spectacle on a apporté une batterie et est apparu un bassiste, le temps du Sodom and Gomorrah Show.

Qu’à cela ne tienne, c’était véritablement le «Neil Tennant Musical Review» pour lequel les fans avaient payés leurs billets, et ils ont été ravis, audiblement, si on se fie à leur réactions.

Les danseurs ont bien accompli leur tache de remplir la scène autour de lui et même dans les modules illuminé et mobiles qui servaient de décor, tandis que ses choristes s’acquittaient impeccablement de la leur, soit de combler le vide autour de sa voix qui, même si elle est toujours juste, demeure quand même limitée.

Quant au répertoire couvert, il ne manquait rien et la plus forte réaction de la soirée aura quand même été pour leur premier hit, West End Girls.

Je suis quand même reparti avec une impression très claire: les spectacles de Massive Attack (au Métropolis dimanche et lundi) et celui des Pet Shop Boys auraient tous deux bénéficiés d’échanger mutellement de salle pour satifaire pleinement tout le monde...
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