LES RESPECTABLESÀ l'assault du mondeDavid Patry Le Journal de Montréal 17-09-2006 | 10h13
Loin d’être un feu de paille, la carrière des Respectables est en constante évolution depuis les premiers pas du groupe sur les planches des bars de Québec en 1991. À VOIR AUSSI:
En 15 ans, même s’ils ne se sont pas accordé beaucoup de répit, il n’est pas question pour eux de faire une pause. La tentation est parfois forte, mais le moment n’est pas encore venu de se payer une bonne période de repos. «On a vu des gens à qui il arrivait de grandes choses, et puis aujourd’hui, il ne se passe plus rien pour eux», déplore Stéphane Dussault. «On essaie d’en profiter le plus possible aujourd'hui, ajoute Stéphane Beaudin. On s’est rendu compte qu’on n’est pas des rockeurs éternels.» Les projets d’envergure se bousculent donc dans la tête des Respectables. Leur progression constante les pousse inévitablement à vouloir sortir du Québec et explorer de nouveaux marchés. Après une tentative infructueuse en France avec le single d’Amalgame, Les Respectables rêvent de tenter le coup de nouveau. Il faut dire que des circonstances hors de leur contrôle (leur dossier s’est perdu lors de la fusion de deux grandes entreprises du domaine musical) ont tué leur projet dans l’œuf. «Ce n’est que partie remise, c’est une avenue qu’on va explorer éventuellement», précise Stéphane Beaudin. Un retour à l’anglais n’est pas sans attirer le groupe, qui aimerait bien percer au Canada et aux États-Unis. Les gars n’écartent pas non plus la possibilité de chanter en espagnol, et pourquoi pas, de se faire entendre au Mexique. «On veut voyager plus avec notre musique», s’entendent pour dire les quatre rockeurs. Ce nouvel esprit de grandeur, Les Respectables le doivent en grande partie à leur association avec Nicolas Lemieux, leur gérant depuis plus de deux ans maintenant. «C’est un gars qui n’a pas peur de sortir des sentiers battus et de voir grand», constate Stéphane Dussault. Le spectacle que le groupe nous promet au Centre Bell s’annonce le plus gros, et de loin, jamais monté par l’équipe du groupe. Impossible d’avoir plus de précisions sur l’avenir du groupe après le spectacle du 22 septembre. S’agit-il d’un adieu à leur auditoire francophone avant de se lancer encore une fois tête première dans la mer anglophone? «On va toujours avoir un fort sentiment d’appartenance francophone», laisse entendre Stéphane Beaudin. À suivre… |