PARC JEAN-DRAPEAUNickelback a bien mis la table Philippe Rezzonico Le Journal de Montréal 14-07-2006 | 07h34
Des dizaines de haut-parleurs fixés à la scène gargantuesque érigée sur le site du parc Jean-Drapeau a retenti une pulsion qui ressemblait furieusement à un battement de coeur. Une mise en contexte qui a bien servi la bande de Chad Kroeger, qui a ouvert son show sur la sauvage Animal, une chanson tirée de leur plus récent disque. Si vous vouliez parler à votre voisin à ce moment-là, il fallait oublier ça. Le volume sonore était tel que même au fond du parterre gazonné, soit à quelque 400 mètres de la scène, c'était comme si vous étiez à 10 pieds de la scène au Spectrum. Assourdissant! Dans le contexte de mettre la table pour Bon Jovi, Nickelback n'a joué qu'une heure, juste assez pour mettre tout le monde en appétit, sans nous servir trop de salves de son rock musclé, mais peu original et répétitif. La crème de la crème En fait, en raison de la formule, Nickelback a vraiment opté pour les meilleurs titres de son nouveau disque et proposé ses hits des dernières années. Il y avait au final moins de temps morts que lors de leur spectacle au Centre Bell l'an dernier. Chaleureux, Kroeger a fait son possible pour s'adresser à la foule dans son «français pourri», ce qui a été apprécié par plusieurs. Il s'est aussi adressé aux amateurs les plus éloignés de la scène pour leur demander s'il y avait des fans de Nickelback tout au fond, ce qui a mené à une réponse plutôt positive. Si les Albertains n'ont pas ménagé l'énergie et qu'ils prenaient place là même où Bon Jovi allait leur succéder, ils ne profitaient d'aucun jeu de lumière. Disons qu'à distance, on avait l'impression de voir des petits bonhommes se déplacer dans un immense château de fer et de métal. Néanmoins, les gars y ont mis toute la gomme. Far Away, Never Again et surtout How You Remind Me, la chanson qui les a mis au monde, ont eu l'effet voulu.
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