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GONZALES ET SON PIANOVISION

Pas sûr, pas sûr !

Christophe Rodriguez
Le Journal de Montréal
08-07-2006 | 07h20

Une foule bigarrée et fort jeune attendait le pianiste montréalais Gonzales pour son Pianovision. Nous sommes resté dubitatif.

Homme de passion et d'idées, Gonzales, établi depuis plusieurs années en Europe, travaille sur une foule de projets.

Que ce soit avec Philippe Katerine, Feist, Teki Latex ou, tout récemment, avec la grande Jane Birkin, il met son talent au service de toute aventure musicale.

Moi et mon piano

Sur la scène du Théâtre Maisonneuve, ce jeune homme bouillant et parfois brouillon offrait donc un piano solo.

Ayant laissé au placard sa surexcitation, Gonzales, tout de blanc vêtu, a laissé parler une science des harmonies dont lui seul connaît le secret.

Quand le catalogue y passe

Comme personne ne réinvente la roue, les influences se sont fait rapidement sentir, et souvent lourdement: un brin de Ravel, deux pincées de Rachmaninov, trois tasses de Debussy et un livre entier de Satie.

Si le classique avait une large place, le jazz trouvait ses racines dans deux influents pianistes: Randy Weston et probablement Ahmad Jamal.

Quelques blagues faciles étaient adressées au spectateur qui, souriant parfois, aurait sûrement voulu entendre matière plus consistante.

Meilleure chance la prochaine fois.

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