MICHEL RIVARD RETROUVE SON FLYBIN BANDReploguer la guitare électriquePhilippe Rezzonico Le Journal de Montréal 23-02-2006 | 08h39
Pour l'occasion, Rivard sera accompagné du bassiste Mario Légaré, «qui a été de toutes les formations», de Rick Haworth, qui joue avec lui depuis 20 ans, du batteur Sylvain Clavette, dont les participations remontent à Un trou dans les nuages, et du claviériste Jean-François Fournier. Bref, un Flybin 2006 qui n'a rien de nostalgique.
«Il ne faut pas l'interpréter comme un geste passéiste pour faire revivre un vieux band. C'est bien plus une continuité qu'un retour à quoi que ce soit. C'est juste qu'à un moment donné, j'avais le goût de reploguer la guitare électrique et d'avoir des textures, du son, de la pedal steel, des claviers... Le retour, c'est seulement un retour à une espèce d'énergie.»
Voilà donc pour l'intention. Pour le contenu, Rivard ne s'est pas cassé la tête. Avec des vieux potes, on va vers ce qui nous tente le plus, où l'osmose, pratiquement télépathique selon Rivard, est présente.
«J'ai pas médité des jours et des jours pour déterminer ce que je voulais jouer. J'ai regardé ce que j'avais, les gars que j'avais et c'était ça. Je vais chercher du matériel qui laisse la place aux textures, aux rythmes, à l'interaction et au jeu.»
Ça, c'est du Rivard solo qui remonte jusqu'à De Longueuil à Berlin et qui comprend des trucs comme la rarissime La Chanteuse. Puis, toutes les époques seront touchées.
Mise en scène
Si son band de chums représente une zone de confort, Rivard propose une mise en scène originale. Le groupe sera installé en demi-cercle, avec le chanteur au fond.
«À tout moment, tout le monde se voit. C'est un peu la conséquence du cercle qui existait au studio TV5, qu'on a adoré.»
Voilà pour le risque scénique. Le risque musical, ce sont les six nouvelles chansons du prochain album à venir.
«Ce bloc de nouvelles tounes, c'est un peu la raison d'être du spectacle. Dans les nouvelles chansons, il y a des trucs très introspectifs et d'autres qui déménagent. Je suis très sensible au fait qu'une chanson passe ou pas en spectacle. Là, on l'a fait trois fois. C'est bien parti.»
- Et le disque, il sera de quelle facture ?
«Écoute, je vais être très, très franc avec toi. Le nouveau disque, il y a quelques mois, je savais exactement où il s'en allait, pis là, je le sais plus... Il est là pareil (rires), mais il a été fouetté par les deux semaines de répétition. C'est un travail en progression, mais quelle que soit sa facture, tout seul avec mes instruments ou avec du monde, je veux que ce disque ait l'énergie que j'ai présentement avec ce band-là.»
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