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Ce samedi - Steve Hill en solo au Club Soda
Photo courtoisie
Steve Hill

CE SAMEDI

Steve Hill en solo au Club Soda

Guillaume Picard
08-12-2012 | 04h09

Steve Hill enflammera le Club Soda ce samedi avec les pièces de son plus récent opus, Solo Recordings Volume 1, qu’il a enregistré seul dans son studio montréalais, en privilégiant la captation en direct pour «pour canaliser l’essence» du blues.

Le musicien de 38 ans avait cassé la baraque sur scène lors du Festival international de jazz de Montréal l’été dernier. Depuis, Steve Hill a présenté le même spectacle à une cinquantaine de reprises. «Le show est bien rodé et je fais l’album au complet, en plus de piger dans mes albums précédents et de revisiter des succès blues ou rock», a-t-il résumé.

On parle de lui comme d’un «guitar hero», d’un «as de la guitare électrique» et d’une bête de scène. Rien de moins. Steve Hill, lui, ne demande qu’à jouer et à enregistrer de nouvelles chansons, laissant le soin à d’autres de lui accoler des étiquettes.

«Je suis heureux de revenir au blues, mais je ne suis pas enfermé dans un carcan, j’aime aussi aller vers le rock, le folk, le country même. L’album, puis le spectacle maintenant, me permettent de revenir à mes premières amours, comme quand j’ai commencé à jouer à l’adolescence.»

Tel un explorateur sans cesse en quête de nouveaux territoires à découvrir, Steve Hill laisse toutes les portes ouvertes. «Je m’amuse avec tous ces styles et sonorités depuis des années, ça fait un beau mélange et comme je suis seul sur scène, je peux prendre n’importe quelle direction à n’importe quel moment. Je peux changer de cap avec l’inspiration du moment.»

En plus de chanter et de ne jamais s’éloigner trop longtemps de ses guitares, Steve Hill s'amuse avec des percussions sur scène. «Je vais probablement ajouter une touche d’harmonica samedi au Club Soda», a-t-il précisé.

Et parlant de son parcours, il y a 15 ans cet automne, Steve Hill débarquait dans le paysage musical avec son premier album, éponyme, bien qu’il gagne sa vie avec sa guitare depuis 20 ans déjà. Pendant cette période, il a multiplié les collaborations, notamment avec Pagliaro, Nanette Workman et Éric Lapointe, en plus de partager la scène avec des monstres sacrés comme ZZ Top, Alice Cooper et Metallica, notamment.

Retour en studio en janvier

Ces derniers mois de tournée, du Lac Saint-Jean jusqu’à Toronto, ont nourri Steve Hill, qui a bien des notes et du matériel en tête. Sur son téléphone intelligent également, qui renferme ses inspirations du moment. Aussi bien dire que le studio l’appelle.

«Je me suis pris trois semaines “off” en janvier et je vais probablement enregistrer de nouvelles chansons pour l’album Solo Recordings Volume 2, sinon ça ira à plus tard, mais j’ai des shows de planifiés jusqu’en 2014.»

Parce qu’il a «le même fun partout» où il se produit et peut-être parce que son dernier opus a fait du bruit aux États-Unis, on lui parle déjà d’une possible percée au sud de la frontière.

«C’est un beau marché les États-Unis, on va voir ce que ça va donner, je joue dans une centaine de radios, de la Californie au Tennessee, en passant par Hawaï. Même la Nouvelle-Zélande et l’Australie s’en mêlent. L’album a été très bien reçu et j’ai présenté un spectacle à New York entre autres cette année.»

Mais Steve Hill est plus enclin à se laisser porter par le vent, il n’est pas animé par une ambition démesurée. «Je prends ça comme ça vient, a-t-il dit. Dans l’immédiat, c’est la tournée ici, je n’ai pas le temps d’aller ailleurs avant le mois de mai, et il y a le Volume 2 à produire».

Et à en croire ses dires, il pourrait bien graver une dizaine d’albums de la série Solo Recordings. «Je pourrais en faire plusieurs si je veux. Pour moi, c’est important de faire la différence avec ce projet-là et d’autres que je peux avoir avec des bands.»

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