OUR LADY PEACENouvelles perspectivesCédric Bélanger 19-07-2009 | 15h00
Trois ans après l’accouchement douloureux de Healthy In Paranoid Times, le groupe rock canadien Our Lady Peace revient avec Burn Burn, album conçu dans une ambiance beaucoup plus relaxe et qui reflète davantage, selon ses membres, l’énergie scénique de la formation. L’expérience avait été pénible. L’enregistrement de Healthy In Paranoid Times, en 2006, avait failli provoquer la dissolution du groupe. Les musiciens ne s’entendaient pas sur la direction à prendre et le producteur Bob Rock avait même été mis à la porte temporairement en cours de route. «Le dernier album a été long à enregistrer et nous étions dans le brouillard. C’était une époque étrange musicalement. Ce fut difficile pour nous de déterminer quel son nous voulions avoir pour ce disque. Nous avons recommencé plusieurs fois, ce qui n’aide pas le processus créatif», se rappelle le batteur Jeremy Taggart, sans s’étendre sur les tensions qui habitaient le groupe. Mais il a tout de même fallu que le quatuor formé de Taggart, Raine Maida (chanteur), Steve Masur (guitare) et Duncan Coutts (basse) s’offrent une grosse année de répit après la tournée de Healthy In Paranoid Times. «C’est la première fois que ça nous arrivait. Raine a enregistré son album. Je faisais mon émission de radio. Il fallait s’éloigner de tout ça. Cela nous a permis de recharger nos batteries d’un point de vue créatif. Quand nous nous sommes retrouvés, nous avions de nouvelles perspectives au lieu d’avoir l’impression d’avoir tout fait.»
COMME UN SPECTACLE ROCKLe résultat? Burn Burn, qui sort mardi, album qui nous ramène au Our Lady Peace des années 1990, époque Naveed et Clumsy, estime le groupe. «Nous étions à Los Angeles et on enregistrait tout en écrivant. Cela a pris un an et demi à temps perdu. C’est un album basé sur la performance. Les gens qui nous voient en spectacle vont retrouver la même énergie sur le disque», note Taggart, soulignant que le groupe a enregistré l’album lui-même, sans l’aide d’un producteur. «Je crois que sur les derniers albums, avec Bob Rock comme producteur, et comme tous les bons producteurs sont et devraient être, l’accent a été mis sur les voix et, derrière tout cela, tout a été gardé très simple. Avec Burn Burn, tout est sur le même pied d’égalité: guitares, basse, batterie, voix. Ça sonne davantage comme un spectacle rock.»
CARRIÈRE RADIOPHONIQUEParallèlement à son travail de batteur avec Our Lady Peace, Jeremy Taggart continue d’animer son émission, Taggarts Take, que l’on peut entendre sur Internet. Émission musicale, on s’en doute bien, mais Taggart se paye aussi le luxe d’interviewer amis, musiciens et politiciens. Il a déjà reçu David Miller et Jack Layton, notamment. «Interviewer des politiciens est amusant. Tu leur dis quelque chose et ils te répondent ce qu’ils veulent bien te dire de toute manière», dit celui qui aime bien se payer la tête de ceux-ci en ajoutant des effets sonores comiques durant ses entrevues. |