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Les Misérables - «Je ne sentais pas que je travaillais»
© Le Journal de Québec

LES MISÉRABLES

«Je ne sentais pas que je travaillais»

Cédric Bélanger
Le Journal de Québec
28-03-2009 | 04h00
«C’était une expérience extraordinaire, mentionne le baryton Gino Quilico. Je n’ai jamais vécu quelque chose comme ça. Avec Les Misérables, j’étais comme chez moi au Capitole. Je rentrais après le spectacle et je ne sentais pas que je travaillais, mais simplement que je faisais ce que j’aime dans la vie.»

À l’aube d’amorcer la dernière saison des Misérables à Québec, Gino Quilico, qui incarne Jean Valjean dans la production, n’hésite pas à classer sa participation à la comédie musicale parmi les hauts faits d’armes de sa carrière, qui s’étire maintenant sur plus de trois décennies.

La cerise sur le gâteau est le lancement, la semaine dernière, de l’album Les Misérables Québec 2008 – les incontournables, qui contient dix des pièces qui sont interprétées sur scène.

«C’est fantastique, parce que c’est la suite du disque des Misérables revisité. Ce disque ne ressemble pas du tout aux disques du passé en anglais. Le texte et l’orchestration sont revisités. Même les sentiments sont beaucoup plus réels, comme le spectacle lui-même était beaucoup moins Broadway, beaucoup plus théâtre», dit Quilico de cet album, qui a été enregistré cet hiver à la salle Raoul-Jobin du Palais Montcalm.

«Le Palais Montcalm, c’est extraordinaire. J’ai écouté le disque et le son est top. C’est un lieu qui a une acoustique très naturelle», dit celui qui chante sur trois morceaux, dont Le grand jour.

Gino Quilico ne se formalise pas trop que la saison 2 des Misérables soit amputée de la moitié des dates prévues. Pour lui, c’est un signe que les temps sont durs pour tout le monde.

«C’est sûr que c’est difficile de voir l’art souffrir comme ça à travers le monde entier. On doit couper, couper, couper.

Mais bon, on garde la qualité. C’est mieux d’avoir 33 spectacles pleins, avec un public qui est là pour apprécier, que d’en faire 66 avec des salles à moitié pleines», philosophe celui qui ne dirait pas non si on lui offrait de participer à une autre comédie musicale, à la condition que ça se passe dans sa cour.

«Je n’irais pas ailleurs pour deux ou trois mois. J’ai trente et un ans de métier. Je n’ai pas besoin de mettre une autre étoile dans ma carrière. Je préfère faire des choses qui me touchent et me rendent heureux.»

PORTE-BONHEUR DU TRICOLORE?

D’ici le 17 juin, quand s’amorceront les représentations des Misérables, Gino Quilico ne chômera pas. Outre les répétitions, il prendra part à quelques concerts caritatifs pour l’organisme Le Sac à dos, le 4 avril, au Centre Pierre- Péladeau, ainsi qu’un autre au profit de l’hôpital de Granby.

Il participera aussi au spectacle de l’Orchestre symphonique de Montréal pour souligner le centième anniversaire des Canadiens de Montréal, jeudi prochain, au Centre Bell.

Une belle occasion, rigole-t-il, pour ramener le tricolore sur le sentier de la victoire.

«Les soirs que je chante l’Ô Canada, les équipes locales ont toujours gagné. Je l’ai fait pour les Canadiens, les Maple Leafs, les Blue Jays même, quand ils ont gagné la Série mondiale.»

C’est peut-être lui, finalement, qu’on devrait mettre derrière le banc de l’équipe!

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