Accueil Divertissement
 
Agence QMI
Le bar Upstairs Jazz - Un des meilleurs bars de jazz au monde est à Montréal
© Agence QMI
Joel Giberovitch, propriétaire de l'Upstairs Jazz Bar & Grill, et la chanteuse Dorothée Berryman.

LE BAR UPSTAIRS JAZZ

Un des meilleurs bars de jazz au monde est à Montréal

Sophie Montminy
27-02-2009 | 09h54

Les amoureux du jazz sont choyés à Montréal. En plus d’avoir le Festival international de jazz qui est réputé dans le monde entier, voilà que le Upstairs Jazz Bar & Grill fait partie des 100 clubs jazz les plus prestigieux au monde, selon la revue réputée Downbeat Magazine.

Depuis 1995, Joel Giberovitch, le propriétaire de l’Upstairs Jazz, s’efforce de proposer les meilleurs musiciens du Québec et du monde à sa clientèle.

«Je crois que nous sommes gâtés au Québec où les musiciens de jazz sont connus et de très haut niveau. Quand nous avons commencé notre programmation jazz, c’était surtout des musiciens du Québec qui venaient jouer ici, mais avec le temps, les gens de New York, de la Nouvelle-Orléans et de l’Europe sont venus jouer dans notre bar. Maintenant, 70% des artistes sont québécois et 30% viennent d’ailleurs.

«Mon but était d’avoir un lieu pour présenter le jazz et où les gens respecteraient les musiciens. Les clients peuvent manger, mais lorsque la musique commence, tout le monde doit être silencieux. Il y a un groupe qui se produit chaque soir. Le vendredi et le samedi c’est le même groupe, mais il change chaque semaine. Le lundi soir, c’est une session de jazz, tandis que le mardi et mercredi c’est un musicien qui est engagé pour tout le mois», explique le propriétaire.

Besoin de jazz

Le bar existait bien avant 1995, mais c’est avec l’arrivée de Joel Giberovitch que l’endroit s’est transformé en une place chaleureuse et intime pour les amateurs de jazz.

«Quand j’ai commencé à travailler, je trouvais qu’il y avait un manque côté jazz à Montréal. Mon père a travaillé dans la restauration et quand je suis sorti de l’université, j’ai eu envie de mélanger bonne nourriture et bonne musique. Le restaurant est petit et les gens sont très proches des chanteurs, ce qui contribue à créer une ambiance propice à la découverte du jazz. Un tel endroit n’existait pas à Montréal auparavant», fait savoir M. Giberovitch.

Le propriétaire de l’Upstairs assure que son bar est ouvert au public en général et pas seulement aux initiés: «Ça sert à ça, un bar de jazz. Ça sert à faire découvrir ce genre de musique à ceux qui ne connaissent pas le jazz. Et pour bien apprécier ce genre musical, il suffit de s’installer et d’écouter attentivement. Les émotions viennent rapidement et ce n’est pas compliqué à comprendre. Bref, le jazz est accessible pour tout le monde», affirme Joel Giberovitch.

En ouvrant l’Upstairs Jazz, M. Giberovitch s’est assuré d’amener toute l’essence du jazz à Montréal:

«Un an après l’ouverture du bar, je suis allé à New York et j’ai découvert plusieurs bars de jazz. Je suis revenu ici en ramenant cette ambiance. Notre bar représente bien la chaleur et l’intimité du jazz. Selon moi, pour bien apprécier cette musique, ça nous prend un endroit intime pour être en mesure de ressentir toutes les émotions que transportent les instruments.»

Plusieurs artistes ont visité l’Upstairs, mais Joel Giberovitch a tout de même certains coups de cœur. «Jeff Healy est venu jouer ici, avant sa mort. J’étais surpris de constater à quel point il était à l’aise sur scène même aveugle. Il jouait de la guitare sans problème et il savait où la scène terminait. Nous avons également reçu Oliver Jones, mais Sheila Jordan m’a vraiment impressionné. À l’âge de 50 ans, elle a commencé à s’établir en tant que chanteuse de jazz et elle a maintenant 81 ans et elle a fait le tour du monde. Elle est incroyable, elle chante de façon extraordinaire», conclut M. Giberovitch.

haut