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Mônica Freire  - Elle prépare sa rentrée montréalaise
© Tshi
Mônica Freire effectuera sa grande rentrée montréalaise le 29 octobre prochain à la Cinquième Salle de la Place des arts

MÔNICA FREIRE

Elle prépare sa rentrée montréalaise

Vanessa Guimond
24-10-2008 | 18h56

Seulement quelques mois après la sortie de son deuxième album intitulé Na Laje, la chanteuse d’origine brésilienne Mônica Freire prendra d’assaut la Cinquième Salle de la Place des Arts le 29 octobre prochain afin d’y présenter son tout nouveau spectacle.

À quelques heures d’un concert qu’elle donnera ce soir à Québec lors d’un événement-bénéfice organisé au profit de l’organisme Jeunes Musiciens du Monde, qui souhaite ouvrir une quatrième école de musique à Kitcisakik en Abitibi, Mônica Freire se confie sur ses projets et ses motivations artistiques.

Pourquoi avez-vous choisi de vous associer à l’organisme Jeunes Musiciens du Monde?

J’ai déjà participé à une de leurs soirées-bénéfices il y a quelques années et je me souviens de l’impact que cette expérience avait eu sur moi à l’époque. C’est rare de voir des gens qui seraient prêts à faire n’importe quoi pour aider les autres et à développer des écoles de musique gratuites.

Le seul moyen pour venir en aide aux enfants en Inde, par exemple, qui bénéficient des soins et des cours de musique offerts par l’école là-bas, c’est de faire appel aux artistes directement. Ensuite, c’est à notre tour de faire notre part et d’essayer de faire tout ce qui est en notre pouvoir pour garder cet organisme en vie. La cause est tellement belle en plus.

Je viens d’un pays du Tiers-Monde et je sais à quel point nous avons besoin d’aider les enfants de ces pays à retrouver espoir en la vie. Cette cause me touche beaucoup, parce que je crois que la musique sauve beaucoup d’âmes.

Comment appréhendez-vous votre rentrée montréalaise?

Je suis comme dans un tourbillon en ce moment vu l’événement de ce soir et la préparation du spectacle de mercredi. Nous sommes un peu dans une course. Je ne suis pas nerveuse par contre. J’ai vraiment hâte, parce que je travaille avec des gens merveilleux avec qui j’avais déjà eu la chance de travailler sur d’autres projets.

Lorsque je faisais la première partie d’Ariane Moffatt, j’ai entre autres rencontré Marc Thibodeau, un concepteur-éclairagiste, avec qui je travaille aussi pour mon spectacle. C’est très motivant d’avoir une petite pression qui nous pousse à vouloir donner ce que nous avons de meilleur. Je désire sortir des sentiers battus et aller chercher autre chose. C’est un beau défi.

À quel genre de spectacle le public aura-t-il droit?

Lors du lancement de Na Laje, j’avais proposé quelque chose de très festif, où il y avait des danseurs de capoeira et des joueurs de percussions. Je voulais faire un genre de rassemblement brésilien.

Le spectacle de mercredi sera beaucoup plus personnel et intime. Nous allons retrouver des moments plus joyeux aussi, mais les moments intimes occuperont une grande place puisque la salle où nous jouons s’y prête bien. Avec les éclairages et les nouveaux musiciens que nous avons intégrés dans notre band, nous allons vraiment pouvoir aller ailleurs.

Lors du lancement de Na Laje, en mai dernier, vous avez exprimé le désir de lancer votre album au Brésil. Où en sont vos démarches?

C’est un long processus, mais je m’y en attendais. Ça avance par contre. Je commence à recevoir d’excellents feedbacks. J’ai de plus en plus de courriels et de téléphones qui m’amènent des réponses positives. Le processus continu. Il faut dire aussi que ce projet est vraiment une de mes priorités, mis à part le fait de continuer de grandir musicalement ici et d’être en santé. Ce n’est pas que je ne suis pas pressée, mais je prends le temps de choisir l’équipe avec qui je vais travailler là-bas. Je ne veux pas sauter sur n’importe quelle occasion, car ce projet est trop important à mes yeux.

Le marché européen vous intéresse-t-il aussi?

Vraiment. Justement, ces derniers temps, tout est un peu fou dans ma vie. J’ai dernièrement reçu des propositions pour aller faire un album en France, mais toujours en portugais. Si tout se déroule bien, j’en profiterai peut-être aussi pour réaliser un autre projet auquel je pense depuis longtemps qui consisterait à faire un album en français.

Je veux vraiment prendre mon temps pour le faire comme il faut par contre. Je ne me donne pas de deadlines. Après le concert à la Place des arts, je vais essayer de repartir en voyage, à Rio et Paris. Cependant, avant de prendre le large pour donner suite à mes projets, je vais essayer de bien planifier mon temps afin de pouvoir concilier travail et famille. Ensuite, les concerts reprendront au mois de mars 2009.

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