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Pink - Toujours aussi frondeuse
© PHOTO LE JOURNAL
Funhouse, le cinquième disque de la carrière de Pink, est disponible depuis ce mardi.

PINK

Toujours aussi frondeuse

Philippe Rezzonico
27-10-2008 | 14h00

Divorcée, la belle Pink? Et puis après? Ou plutôt So What, comme elle le chante à toutes les radios et dans tous les sites Web de la planète depuis deux mois.

Plus que jamais, Pink est une millionnaire du disque et elle est toujours une rock star.

Plus de un million sept cent mille téléchargements légaux… 1,7 million! C’est le chiffre tout ce qu’il y a le plus officiel du nombre de téléchargements légaux de So What en moins de deux mois dans quatre marchés mondiaux: soit ceux des États- Unis (1,4 million), de la Grande- Bretagne (146000), du Canada (77000) et de l’Australie (70000).

Le compact Funhouse sera mis en marché mardi prochain et, à la limite, il pourrait être un bide total que Pink aurait déjà largement remboursé ses frais de production.

Et comme cela ne risque pas d’arriver, la petite punkette, qui a maintenant dix ans de carrière, aura encore trouvé le moyen de résister à toutes les tendances, de traverser tous les courants et de survivre à une époque où le prêt-à-jeter est la norme dans l’industrie de la musique.

TRANSPARENTE

«Je ne peux par cerner précisément les raisons qui font que j’arrive toujours à faire des chansons qui semblent encore plaire à un large public, mais s’il fallait que j’en trouve une, je dirais que c’est parce que j’écris sans me censurer une seconde», dit la frondeuse pop star, en exclusivité au cahier Week-end.

Si on peut attester le commentaire de l’Américaine qui obtient le deuxième numéro un de sa carrière aux palmarès avec So What, on pourrait dire qu’il vaut aussi pour ce qu’elle montre.

Le clip de la vitaminée et irrésistible So What s’accompagne de coupe à blanc d’arbres (pas bon pour les écologistes), d’une lotion capillaire enflammée (tant pis pour les coiffeurs) et d’un tapis rouge où les paparazzis photographient une Pink flambant nue. On parie que n’eût été d’elle, il n’y aurait même pas eu de bande noire pour cacher ses fesses…

«En effet (rires), je n’ai pas de problème avec ça. J’évolue dans un milieu où j’ai un plaisir fou et où le succès sur les palmarès demeure secondaire pour moi. Mais je ne joue pas safe pour autant.»

AVEC SON EX

Au moment de son divorce avec Carey Hart, en février dernier, le communiqué émis par la gérance de Pink disait que le couple était demeuré en bons termes.

Pour une fois, c’était vrai… Dans le clip de So What, Pink fait appel à Hart, avec lequel elle partage la vedette.

«Et pourquoi pas? dit-elle. On a réalisé qu’on n’était pas faits pour vivre ensemble, mais faut-il que je le déteste pour autant? Je connais des gens de 20 ans qui font preuve d’une grande maturité, alors qu’il y en a qui sont des gamins à 43 ans.»

«Moi, j’ai appris des conneries que j’ai faites. J’ai plus d’expérience, je suis plus consciente de ce que je désire, mais je ne serai jamais un robot programmé.»

«De toute façon, il y a longtemps que j’ai appris qu’on ne peut faire plaisir à tout le monde, surtout dans le milieu dans lequel je me trouve.»

Bien entourée

Max Martin, Danja, Butch Walker et Tony Kanal: entre les coauteurs et les réalisateurs, Pink s’est entourée de pointures pour Funhouse.

«J’avais travaillé avec certains d’entre eux (Martin), mais pas avec d’autres (Kanal), dit-elle. Il y a toujours une forme d’équilibre entre le passé et le présent quand tu te mets à recruter des gens pour travailler sur ton disque.»

Contrairement à l’album I’m Not Dead (2006) Pink n’interpelle pas son président comme elle le faisait avec intelligence avec Dear Mr. President, où elle proposait à George W. Bush de l’accompagner dans une promenade auprès des démunis.

«Je ne sentais pas le besoin de me répéter, dit-elle. De toute façon, celui qui deviendra notre nouveau président en novembre aura à faire face à assez de problèmes. Comme président, il devra assumer ses décisions, comme on doit tous le faire.»

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