 |
|
© Le Journal de Montréal |
Près d’une décennie après sa
rupture, The Verve est de retour sur
les rails. |
|
|
THE VERVE
De retour pour rester
Philippe Rezzonico
Journal de Montréal
18-10-2008 | 04h00
Près d’une décennie après sa
rupture, The Verve est de retour sur
les rails et pour le bassiste Simon
Jones, il ne s’agit pas cette fois d’un
retour éphémère.
L’histoire de l’un des plus populaires
groupes issus des années 1990 en Angleterre
en est une de déchirures, de
triomphes, de défaites et de ruptures.
Formé au tournant des années 1980-1990
par Jones, Richard Ashcroft, Nick McCabe
et Peter Salisbury, The Verve a ramé
ferme durant quelques années avant
d’obtenir le succès. Ashcroft a même dissous
le groupe pendant quelques
semaines en 1995, à la suite des critiques
désastreuses de The Northern Soul, puis,
quand il a reformé le band, c’est McCabe
qui a refusé de le réintégrer pour un
temps. Il faut noter que c’était au moment
où la consommation de substances illicites
battait son plein au sein du band.
Au rancart pour de bon dès 1997, au
moment où le band était pourtant au
sommet à la suite de la parution de l’album
Urban Hymns et de la célèbre Bitter
Sweet Symphony, The Verve a repris du
service quand Ashcroft s’est rappelé au
bon souvenir de ses copains en 2007. Et
là, il n’y avait plus de faux-fuyants.
«La première rencontre entre nous a eu
lieu en studio, et une demi-heure après,
on était en train de composer de la
musique comme si rien ne s’était passé
depuis 10 ans», note Jones.
Tiens, tiens… Composer? Comme ça?
Sans nouvelles chansons avec vous?
«Pas exactement. Richard a plus d’une centaine
de chansons sous la main et il en avait
amené plusieurs avec lui pour l’occasion. Et
c’était dans le ton de ces retrouvailles. Il
n’était pas question de se remettre ensemble
seulement pour faire des spectacles. C’était
clair qu’on voulait refaire de la musique.»
POPULARITÉ INTACTE
Il aura fallu attendre plus d’un an pour
que le nouvel album, Forth, se concrétise.
Les membres du groupe avaient sous-estimé
l’intérêt encore bien vivant des
fans à leur endroit. Les billets pour la
première série de six spectacles en
Angleterre à l’été 2007 se sont envolés en
quelques secondes sur le Web. D’autres
spectacles ont suivi, dont la gigantesque
tournée de festivals de l’été 2008.
«Après dix ans d’absence, on ne s’attendait
pas à ça, assure Jones. On savait
qu’on avait un bon noyau de fans, mais on
s’est retrouvés à jouer dans des festivals
encore plus gros que durant les années
1990. Comme si tous nos fans voulaient
nous voir et que tous ceux qui ne nous
avaient jamais vus voulaient nous voir.
Ça commence à faire pas mal de monde.»
Forth a reçu un excellent accueil des
magazines spécialisés, incitant le band à
préparer une vraie de vraie tournée mondiale
en 2009. À moins que le groupe n’implose
encore une fois… Il y a quelques
semaines, Ashcroft déclarait qu’il allait se
remettre à travailler un projet solo.
«Ce n’est pas une erreur et il n’y a aucune
controverse, assure Jones. On était au
courant. Lors des retrouvailles, Richard
nous a dit qu’il avait encore un disque à
remettre à sa compagnie de disques pour
boucler son contrat.»
Ce genre de contraintes, The Verve l’a
évité en reformant le groupe.
«Après notre histoire ancienne, la dernière
chose qu’on voulait, c’était de se placer
dans une situation où l’on serait lié pour
dix ans et trois albums. Bref, on a signé
pour un disque, et si ça va bien – et c’est
bien parti – on signera pour un autre.»
-
Forth, quatrième disque studio de
The Verve, est maintenant disponible.