ANIK JEANL’automne sera rock'n'rollVanessa Guimond 16-09-2008 | 22h50
Pour ajouter à son bonheur, Anik Jean apprenait la semaine dernière qu’elle était en nomination dans la catégorie Chanson populaire de l’année pour son succès Oh mon chéri, ainsi que dans celle de l’Album de l’année-Rock pour son dernier opus Le ciel saigne le martyre. Jointe par téléphone, celle qui s’apprête à effectuer sa rentrée montréalaise au Club Soda le 24 septembre prochain et à s’envoler pour le Maroc afin de participer au rallye Roses des Sables semblait impatiente de remonter sur scène en compagnie de ses musiciens. «C’est mon gros show, a déclaré la chanteuse avec enthousiasme. Ce sera une soirée super importante pour moi, car lors de ma dernière rentrée montréalaise avec l’album Le Trashy Saloon, j’étais dans un monde nouveau. Jean Leloup était beaucoup impliqué dans ce que je faisais. Ce spectacle-là me ressemble beaucoup plus. J’ai un nouveau band depuis cette époque et nous sommes vraiment unis.» Lors de cette occasion toute spéciale, Anik Jean et ses complices seront accompagnés sur scène par le musicien Earl Slik, guitariste du célèbre chanteur David Bowie. «Depuis que nous nous sommes rencontrés pour la création de mon dernier album (par le biais du réalisateur Mark Plati), nous n’avons pas arrêté de nous appeler et de continuer à écrire, a confié Anik Jean. Je peux dire que nous avons vraiment développé une belle chimie. Il m’a donné beaucoup de confiance en tant que guitariste.» Inspiré par l’art quelque peu sombre et fantaisiste du cinéaste Tim Burton, ainsi que par l’énergie de la mythique chanteuse Édith Piaf, le deuxième spectacle qu’offrira Anik Jean se veut représentatif de l’univers créatif de la jeune musicienne. «Je voulais vraiment quelque chose qui soit à moi, a-t-elle ajouté sans hésitation. Je ne voulais plus que l’on m’associe à d’autres personnes comme ç’a été le cas avec Jean Leloup durant un certain temps. Je voulais vraiment réaliser des trucs qui me sont propres. C’est d’ailleurs pour cette raison que j’ai pris mes distances avec Jean Leloup du point de vue de la création.» Escapade dans le désert Le 10 octobre prochain, Anik Jean s’envolera pour le Maroc où elle participera, en solo, au Trophée Roses des Sables dont elle est la porte-parole. «Je dois dire que je ne savais même pas que les Québécoises pouvaient participer à cet événement, a avoué Anik Jean. Quand j’ai su que nous pouvions participer, j’ai tout de suite fait savoir que je ne voulais pas simplement être porte-parole et remettre un prix. Je voulais être du rallye moi aussi.» Basée sur l’orientation dans le désert et le franchissement des dunes, cette compétition exclusivement féminine n’est pas fondée sur la vitesse. Le rallye a d’abord pour but de permettre aux femmes de tous âges de participer à une course internationale où aventure et actions humanitaires sont combinées. «Ça fait deux ans que je fais du motocross. J’ai été acheter tout l’équipement qui me manquait récemment, a-t-elle confié. La course ne demande pas un entraînement très exigeant. Il ne faut pas avoir tant d’endurance que ça. Je me prépare, beaucoup plus mentalement je dirais. C’est de ce point de vue que c’est plus exigeant. Je vais devoir me soumettre à un régime bizarre de power bars et de bouffe déshydratée. En plus, le soir, dans le désert, il risque d’y avoir des scorpions et d’autres bibittes du genre. C’est à ça qu’il faut se préparer.» |