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Sans Pression - «Je me considère comme un combattant du mouvement hip-hop québécois»
© Photo: gracieuseté.
Le rappeur SP du groupe Sans Pression compte parmi les invités qui monteront sur la scène du Centre Bell le 2 novembre prochain dans le cadre de la 30e édition du Gala de l’ADISQ.

SANS PRESSION

«Je me considère comme un combattant du mouvement hip-hop québécois»

Vanessa Guimond
15-09-2008 | 17h50
Le rappeur d’origine zaïroise Kamenga Mbikay, mieux connu sous le nom de SP au sein de la formation Sans Pression, offrira une prestation lors du prochain Gala de l’ADISQ qui aura lieu au Centre Bell le 2 novembre prochain.

Fier défenseur du mouvement hip-hop québécois, SP a profité de la présence des médias lors du dernier point de presse donné par l’ADISQ afin de se confier sur ses projets, ainsi que sur la passion qu’il éprouve pour son art.

Q. L’album La tendance se maintient est en nomination dans l’Autre Gala de l’ADISQ dans la catégorie Album de l’année hip-hop. Vous allez tout de même participer au Gala de l’ADISQ qui aura lieu au Centre Bell. Comment vous sentez-vous?
SP: Je suis vraiment content, car ça fait vraiment longtemps que les artistes du milieu hip-hop veulent se faire entendre. Nous travaillons fort pour cela. Cette fois, il va y avoir du hip-hop live au Gala de l’ADISQ. Je suis certain que ça va faire plaisir à beaucoup de jeunes. Je crois que beaucoup d’entre eux attendaient ce moment. Je suis content d’être le premier à performer une chanson hip-hop au Gala de l’ADISQ. Je pense que ce sera un moment historique et que ce sera vraiment beau. Ça va aussi permettre à beaucoup de gens de pouvoir découvrir un peu le hip-hop.

Q. Vous deviez aussi être heureux d’apprendre que l’Autre Gala sera diffusé pour la première fois cette année…
SP: Oui, je suis très content, et ce, pas nécessairement pour moi, mais pour le mouvement hip-hop québécois. Depuis que j’ai commencé à rapper, la cause du mouvement a toujours été très importante pour moi. Pour moi, ce mouvement représente la voix des jeunes. Je pense que c’est une bonne décision pour les artisans de l’industrie et que cela démontre bien la volonté de l’ADISQ de vouloir ouvrir des portes au hip-hop québécois. Ça va nous donner une excellente visibilité. Je me considère comme un combattant du mouvement hip-hop québécois. Ma cause, c’est ma cause.

Q. Quels gestes posez-vous, outre votre participation au Gala, afin de défendre cette cause?
SP: Je n’hésite jamais à prêter mon nom ou à m’impliquer dans des activités qui touchent les jeunes en difficulté ou n’importe quelle cause qui me touche par rapport à eux. Cette implication me permet aussi de montrer aux gens que les gens qui gravitent dans l’univers du hip-hop ici sont des gens bien cool, loin des stéréotypes associés au hip-hop américain. Le rap francophone est beaucoup plus porteur de messages. C’est beaucoup plus que les images de «bling-bling» que l’on peut voir aux États-Unis. Le rap francophone est très vivant. Au Québec, il y a beaucoup de jeunes rappeurs qui ont du talent. Je pense que ça ne va que les motiver de voir que c’est possible de se rendre à l’ADISQ.

Q. Avez-vous certains coups de cœur parmi les rappeurs de la relève?
SP: J’aime bien Manu Militari. C’est un jeune québécois. Il est vraiment fort.

Q. Cette année le Félix hommage sera rendu à Céline Dion. Que représente cette artiste pour vous?
SP: Céline Dion pour moi représente le plus haut niveau qu’un artiste peut atteindre dans l’industrie musicale. J’ai beaucoup de respect pour elle. Elle représente le Québec et elle n’a jamais changé. Elle a encore le même accent lorsqu’elle donne des entrevues. Je la respecte vraiment pour ce qu’elle a fait pour le Québec. Elle a fait en sorte que le monde entier a eu les yeux sur le Québec. Ce serait un de mes rêves de faire un duo avec Céline Dion.

Q. Que se passera-t-il pour vous au cours des prochains mois?
SP: Nous travaillons beaucoup sur la France en ce moment. Nous venons de tourner un clip avec Akhénaton. Il a vraiment été cool. Lui aussi d’ailleurs est une figure impressionnante du milieu musical, en fait, du milieu du hip-hop français. Ç’a été un plaisir de travailler avec lui. Nous allons aussi travailler sur l’Afrique. Il y a une immense communauté francophone là-bas. Nous allons essayer d’aller partout où les gens parlent français. Nous voulons exporter le Québec dans ces endroits. Depuis le début de ma carrière, c’est au Québec que j’ai œuvré, mais beaucoup de gens me disent que les francophones d’ailleurs aussi aimeraient certainement ce que nous faisons, en Suisse ou en Belgique par exemple. Nous allons donc y aller, faire des moves stratégiques pour pouvoir rejoindre toutes ces personnes.

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