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FrancoFolies - «Profitez du temps qui passe» - Véronique Sanson

FRANCOFOLIES

«Profitez du temps qui passe» - Véronique Sanson

Philippe Rezzonico
Le Journal de Montréal
25-07-2008 | 10h23
Dix, quinze, vingt, trente, puis quarante minutes de retard. On n'avait jamais vu ça à un point de presse des FrancoFolies. Qu'est-ce qui retenait Véronique Sanson ?

En faisant le pied de grue dans le petit salon au sixième étage de l'hôtel Hyatt, où se trouve le quartier général des Francos, les journalistes énuméraient les options. Décalage horaire? Caprice de vedette ? Couleur de la tapisserie de la chambre ?

Quand la Française est arrivée avec le cofondateur des FrancoFolies, Guy Latraverse, ce dernier a expliqué la situation : la grève légale de certains employés de l'hôtel Hyatt a causé de petits ennuis à la chanteuse. Finalement, ce n'était pas la couleur de la tapisserie qui ne convenait pas...

SOUVENIRS...

Bonne joueuse, la chanteuse ne laisse pas paraître sa frustration et parle avec plaisir avec les médias. Elle évoque et commente de vieux souvenirs, comme ce soir à la Petite Bastille où elle avait chanté les deux mains dans le plâtre, une anomalie pour quelqu'un qui n'avait «jamais joué debout», ou encore cette fois où, à la fin d'un spectacle, elle avait oublié les paroles de Bahia, qui a été chantée par la foule.

«C'était un moment formidable, c'est moi qui accompagnais la foule.»

Pour son retour sur scène à Montréal demain soir, Véronique Sanson a décidé de présenter ses classiques et des chansons moins connues, comme celles que l'on retrouve sur sa récente compilation triple, Petits Moments choisis, sans tenir compte du fait qu'elle n'est pas montée sur les planches dans notre ville depuis 15 ans.

CLASSIQUES ET INÉDITES

«Je fais des chansons que je n'ai jamais jouées, comme Sad Limousine, ou des chansons que je n'ai pas faites souvent, dit-elle. Ça dépend de l'humeur du moment (sourire moqueur).»

De son propre aveu, Véronique Sanson, 59 ans, n'est pas du genre à se tourner vers le passé. Elle admet ne pas se souvenir de ce qu'elle avait fait pour célébrer ses 20 ans. C'était un temps où elle était heureuse, mais elle précise tout de même : «J'aurais été plus heureuse si j'avais su que le temps passe si vite. Les jeunes de 20 ans, profitez-en ! Je ne dis pas que ce n'est pas bien après. C'est juste différent.»

CONTEXTE FAVORABLE

Celle qui fut l'une des rares à écrire ses propres chansons avec Barbara et Anne Sylvestre durant les années 1970 et 1980 estime que le contexte du temps lui a été favorable.

«Je suis arrivée à un moment (les années 1960) et je suis tombée dans un créneau où l'on faisait des reprises de chansons américaines. Les filles chantaient, mais ne composaient pas. Il y avait une forme de machisme. Ça m'a bien servie.

«Les gens étaient surpris de me voir composer et chanter. Ou on me détestait, ou on m'aimait beaucoup (sourire). J'aime bien voir les jeunes artistes féminines d'aujourd'hui avoir leurs mondes, leurs univers au travers de leur musique.»

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