EN TOURNÉE NORD-AMÉRICAINE
Eric Hutchinson et la vie de groupe
Caroline Ethier
24-07-2008 | 23h25
Eric Hutchinson, qui a sorti plus tôt cette année son premier album,
Sounds Like This, était de passage à Montréal à la salle Les Saints, pour assurer la première partie de Missy Higgins. L’Agence Nomade a rencontré le sympathique jeune homme peu avant son spectacle.
Q. Est-ce la première fois que vous venez à Montréal?
Eric Hutchinson: C’est la première fois que je performe à Montréal mais j’étais déjà venu en 2000 célébrer le nouvel an. Ça fait un bout de temps, je ne m’en rappelle plus vraiment. Mais je trouve la ville pas mal cool.
Q. Comment se passe la tournée jusqu’à maintenant?
E. H.: Ça se passe super bien. Je suis en tournée avec Missy Higgins. Nous sommes dix personnes à voyager dans le même autobus, à se partager une seule toilette. Nous sommes un peu à l'étroit, mais on a vraiment du plaisir!
Q. Arrivez-vous quand même à vous reposer?
E. H.: J’essaie de dormir le plus souvent possible, bien que ça soit difficile avec les spectacles qui se terminent tard. Je fais de gros efforts pour me reposer, c’est le seul moyen de ne pas tomber malade.
Q. Le titre de votre premier album est Sounds like this. Pourquoi avoir choisi ce titre?
E. H.: J’en avais assez que les gens me posent toujours la même question, «ça ressemble à quoi ce que tu fais?». Le titre de l’album y répond, «it sounds like this» (ça sonne comme ça). Écoutez-le!
Q. Vous avez connu plusieurs difficultés avec la sortie de ce premier album, que s’est-il passé exactement?
E. H.: En fait, j’avais signé avec l’étiquette de Madonna, Maverick. Au moment de produire l’album, l’étiquette a fermé ses portes. J’ai alors tenté de le sortir de façon indépendante, mais ça n’a pas fonctionné. Puis, l’étiquette Warner Bros s’est montrée intéressée, elle a acheté le disque et l’a sorti. J’ai mis beaucoup de temps et d’efforts à sortir cet album.
Q. Comment avez-vous vécu cette expérience?
E. H.: J’étais très déçu, très découragé. Je croyais être passé à côté de quelque chose de gros, d’avoir perdu ma chance. C’était très frustrant, obsédant même. Heureusement, j’ai continué à faire des spectacles et j’ai reçu plusieurs courriels de fans qui me disaient à quel point ils aimaient ma musique. Cet appui m’a permis de continuer et surtout, ça m’a rappelé ce pour quoi je fais de la musique. Ma passion m’a permis de passer au travers cette période difficile.
Q. Une de vos pièces s’intitule Rock and Roll. Led Zepelin en a fait une, Lou Reed aussi. Qu’apporte la vôtre de nouveau?
E. H.: Ah! Rock and Roll n’est pas un titre original! En fait, la mienne parle de deux personnes un peu bêtes qui fréquentent les bars pour boire et trouver l’amour.
Q. On sent une certaine joie de vivre dans vos chansons qui sont très positives. Vous vous efforcez de mettre de la lumière dans votre musique ?
E. H.: Oui, j’essaie de faire des chansons joyeuses, upbeat. J’aime beaucoup les Beatles, Stevie Wonder, ce genre de truc. Leur musique est joyeuse. Je crois que même si on écrit une chanson triste, on peut attirer l’attention des gens en y insérant un rythme rapide.
Q. Comment la musique est-elle arrivée dans votre vie?
E. H.: La musique occupait une place importante chez moi. Mes parents en jouaient et en écoutaient beaucoup. Ma grand-mère aussi, elle jouait du violon. Enfant, j’ai appris à jouer du piano. Adolescent, j’ai fait partie d’un band mais je n’ai pas aimé cette expérience, je trouvais les autres ennuyants. Je jouais surtout seul.
Q. Trouvez-vous du temps pour écrire de nouvelles chansons en tournée ?
E. H.: C’est plus difficile en tournée, mais je réussis quand même à trouver des idées pour des paroles et des musiques. Quand on a des jours de congé, je m’efforce à rassembler ces idées et à créer du nouveau matériel pour le prochain album.
Q. Peut-être votre arrêt à Montréal vous inspirera de nouvelles chansons!
E. H.: Je l’espère, oui!