 |
|
© Marc-André Boivin (Canoë) |
Ima |
|
|
|
|
EXCLUSIF
Cinq questions à…
Ima
Propos recueillis par Pascale Gauthier
27-03-2008 | 10h12
L'année 2002 fut celle où l'on découvrait la voix d'une nouvelle venue, alors que son
Baïla, empreint de chaleur latine, résonnait dans nos radios.
La jeune chanteuse avait choisi un nom qui semble à l'image de ses ambitions : Ima, un nom qui se prononce en plusieurs langues, qui traverserait les frontières de la langue et, pourquoi pas, les frontières géographiques.
Après deux premiers albums qui n'ont malencontreusement pas connu le succès escompté, la jeune femme voit désormais sa carrière prendre un chemin plus direct vers ses rêves, lesquels ne cessent jamais de grandir.
Dès 2006, Ima avait charmé le public de la populaire série Casino, chantant des standards du jazz et autres grandes chansons nostalgiques de piano-bar en tant que Sandra Johnson. Lancé en mars 2007, l'album Smile répondait à cet intérêt; l'interprète lègue ainsi de sa jeunesse et de son soleil à de vieux airs tels Que Sera Sera, Laisse-moi t'aimer et bien sûr Smile.
Ce troisième opus trouve son public et mérite un disque d'or dès le mois d'octobre. Son album « qui fait du bien », elle le livre en spectacle en transmettant sa passion et son plaisir à un public qui le lui rend bien. Les 4 et 5 avril prochains, Ima remontera d'ailleurs sur les planches du théâtre St-Denis pour charmer à nouveau les Montréalais. À quelques heures de son départ pour un week-end à New York, la chanteuse et comédienne prend quelques instants de cette journée chargée pour répondre à nos questions. Entretien avec une jeune femme qui voit l'avenir comme étant aussi lumineux que son sourire.
Vous avez choisi le nom d'Ima, entre autres parce qu'il se prononce en plusieurs langues. Aviez-vous, dès ce moment, l'idée d'une carrière internationale?
C’était dans mes projets, dans mes rêves… mais c’était surtout un nom que j’avais envie de me donner, un nom à moi. Et je crois que les rêves se réalisent. Il faut rêver le plus possible, je pense que c’est ça qui nous garde en vie, que ça nous donne espoir en des jours meilleurs, espoir de se réaliser en tant que personne, en tant qu’artiste pour ma part. J’ai envie de donner cet espoir que j’ai aux jeunes, que leurs rêves se réalisent, et que quand on voit grand, quand on est positif, ça peut juste nous mener vers la réalisation de ces rêves-là.
Lisez les cinq premières questions posées à Ima en vous procurant le
24 heures, édition du jeudi 27 mars.
Cliquez ici pour connaître le point de cueillette le plus près de chez vous
ou rendez-vous sur le site Internet du 24 heures
Depuis le début, vous semblez déterminée à préserver votre intimité. Vous a-t-on conseillé en ce sens?
Non, j’ai besoin de ça. Mon jardin privé, c’est à moi. J’ai envie de partager plein de choses avec le public, mais ma vie privée, ça le dit, c’est ma vie privée. Je ne suis pas à l’aise de raconter mes histoires d’amour, de raconter mon enfance… J’ai envie de donner espoir aux gens, j’ai envie de les faire sourire, de les faire danser, de leur donner toutes sortes d’émotions, mais je ne pense pas que ça leur donnerait quoi que ce soit de savoir des choses privées sur moi. Je pense que je me suis respectée là-dedans et je pense que maintenant, les gens me respectent là-dedans aussi, et ça, c’est super important pour moi.
Vous avez un intérêt marqué pour les autres cultures et une passion pour le voyage, pour la découverte de pays étrangers. D'où vient cette curiosité, cette ouverture?
J’ai toujours voulu voyager. Quand j’étais jeune, je n’ai pas eu nécessairement cette chance-là, mais ma famille vient du Nouveau-Brunswick, donc je faisais des voyages là-bas chaque année. Ça m’a donné la piqûre, mais j’ai toujours voulu aller plus loin, aller à la mer, aller dans les montagnes, prendre l’avion, voir ce qui se passait ailleurs. J’ai eu la chance de rencontrer mon imprésario, Alessandro (Cerundolo), qui est un grand voyageur. Il a travaillé dans le milieu de la Formule Un pendant plusieurs années, il a fait le tour du monde. On parlait de voyage et au début, quand on a commencé à travailler ensemble, il m’a amenée à ouvrir et agrandir mes horizons à travers plusieurs voyages. Les voyages forment la jeunesse et je pense que c’est la plus belle des écoles. Ça m’a juste donné encore plus envie de voyager.
La tournée de votre spectacle Smile a bien commencé. Vous êtes entourée de dix musiciens, il y a de la danse, une communication avec le public : tout semble à votre goût...
C’est le plus beau cadeau pour moi dans ma vie jusqu’à maintenant. Le public m’accueille tellement chaleureusement, c’est tellement extraordinaire. J’ai eu la chance de faire plusieurs tournées, de faire plusieurs sortes de spectacles différents et ça a été long avant que les gens me connaissent, avant qu’ils connaissent mes chansons. Et là, j’arrive sur scène, la majorité des gens ont déjà mon album, ils chantent avec moi et on se parle, on se raconte des histoires… C’est ça que j’attendais, c’est ça que j’espérais. On peut dire que j’ai un public et je peux dire que je l’aime mon public! C’est vraiment un feeling extraordinaire. Donc quand j’arrive sur la scène, j'ai vraiment l’impression d’être à la bonne place.
Depuis 2006, vous campez le rôle de Sandra Johnson dans la populaire série télévisée Casino. Votre personnage prend d'ailleurs plus d'importance cette année. Avez-vous le projet de donner suite à cette expérience de comédienne?
J’aimerais vraiment ça. J’ai pris beaucoup de cours de jeu depuis. J’ai envie de peaufiner, d’aller plus en profondeur, de perfectionner mon jeu, mon écoute. J’aimerais jouer dans un film et faire du théâtre aussi. Encore là, je rêve et j’y vais à fond la caisse! Tu sais, le jeu c’était ma première passion avant la musique. Là, la musique ça va super bien, alors j’ai envie d’espérer et de croire qu’il peut arriver la même chose avec le jeu!