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© Jean-François Giguère |
Jean-François Giguère: un guitariste, trois groupes |
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JEAN-FRANÇOIS GIGUÈRE
Le guitariste aux trois groupes
Géo Giguère
19-01-2008 | 11h35
Jean-François Giguère (aucun lien de parenté) est le plus jeune de la famille de quatre enfants du regretté comédien Marcel Giguère. Ce dernier écoutait du Stravinsky à Miles Davis en passant par Charlebois à Led Zeppelin. C’est donc auprès d‘un père mélomane que le futur petit génie de la guitare a grandi dans la région de Blainville.
Jean-François, vous gardez des souvenirs d’enfance reliés à la musique ?
J’étais le plus jeune et je me souviens clairement que mon père écoutait tous les genres de musique. Et c’est pareil pour moi encore en 2008. Il a aussi éveillé ma curiosité artistique. Ma conscience du monde des arts. Nous allions voir des pièces de théâtre même à New York. Marcel était un créateur à sa manière. Je le voyais travailler à longueur de journée dans son bureau pour trouver des gags, des sketches. Je pense que j’ai hérité de ses qualités de créateur, mais en musique.
Quel est votre instrument principal?
C’est la guitare. Électrique, acoustique, lap steel, etc. Je compose et je fais des arrangements aussi. Actuellement, c’est le duo VooDoo Scat qui occupe beaucoup de place dans ma carrière. Nous avons produit le CD Reminiscing qui est sorti juste avant Noël. C’est du jazz et de la bossa-nova très bien chantée par Céline Bélair. Je reste cependant ouvert à tous les styles. J’ai déjà joué du heavy métal, genre Iron Maiden, comme bien des jeunes guitaristes. J’ai vu tous les grands maîtres du heavy qui ont fait le vieux Forum (rires)! À 17 ans, j’ai bifurqué vers le jazz.
Quels sont vos autres projets musicaux ?
Le projet Captian Scarlet est en préproduction. Il verra le jour dans six mois. C’est du jazz francophone avec la chanteuse Roxane Fillion. Et le groupe Hidden Secrets mettra en vedette deux chanteuses, Céline Bélair et Sandra Jean, à l’avant-scène. Nous préparons aussi un spectacle avec HS pour la saison estivale. Je dirige les trois projets en même temps depuis un an.
Comment trouvez-vous le temps de tout faire?
Je n’arrête pas. Je me lève à 5 h 30 et je fais mes arrangements jusqu’à midi. En ce moment, mes après-midi sont consacrés à la promotion de Voodoo Scat. Et j’enseigne la guitare en soirée. On peut dire que je gagne ma vie avec tout ça. L’enseignement est une bonne affaire pour moi. Mon but n’est pas d’être millionnaire dans la vie. Un genre de simplicité volontaire, disons. Je veux ne faire que de la musique.
Je suis célibataire pour l’instant. J’espère rencontrer l’âme sœur bientôt. Je n’ai pas d’enfant, mais j’aimerais bien en avoir. Avec la vie trépidante que je fais, ce n’est pas possible. D’ici cinq ans, je souhaite me diriger vers la musique de film. Ce sera alors un moment propice pour fonder une famille.
Comment avez-vous grandi à l’ombre d’une célébrité comme votre père Marcel ?
J’ai toujours cherché à être discret. Ça remonte au temps où j’étais écolier et où j’aurais préféré passer inaperçu pour bien des raisons... C’est la première fois que je parle publiquement du fait que je suis le fils de Marcel Giguère. Je suis quand même fier de ce que mon père a accompli dans l’industrie du spectacle. Je n’ai pas côtoyé de grands noms de la musique jusqu’à maintenant. J’ai eu la chance de travailler avec le regretté Daniel Hétu pour le canal Vox il y a deux ans. Mon neveu Francis, le fils de mon demi-frère Roger, est technicien de son. Il travaille chez Omnison. Il m’a donné un bon coup de main pour l’équipement.
Quant à moi, je suis très actif musicalement et c’est ça qui importe. Je suis emballé par les résultats de Voodoo Scat. Le CD est maintenant en vente chez Archambault. Et nous sommes en discussion avec une compagnie de distribution. Nous espérons le voir partout au Québec sous peu. En attendant, les gens peuvent visiter mon site.