AU PETIT CHAMPLAINJonathan Painchaud est bel et bien de retourMarc-André Boivin 13-11-2007 | 18h29
Le principal intéressé ne le cache pas. En ce moment, il nage dans le bonheur. «Les deux premiers singles Les vieux chums et Qu’on se lève, ont fait des supers hits à la radio. Nous avons une belle vibe, c’est un beau retour», confie-t-il. Non pas que l’album C’est la vie n’ait pas été à la hauteur, mais le chanteur a dû changer complètement d’équipe de gérance et de compagnie de disque pour redémarrer une carrière qui n’allait pas aussi bien à son goût. «Il y a maintenant deux ans que je suis avec Sphère musique et ça ne dérougit pas. Nous continuons à être inventifs. Ça n’a pas diminué encore, je dirais même que plus le temps avance, plus ça se fortifie», lance-t-il. Ce plaisir, il se transporte aussi sur la scène où l’ambiance est aussi très bonne entre les musiciens qui forment, depuis près de huit mois maintenant, un véritable groupe. «Nous avons opté pour une formule plus rock, donc plus près de ce que j’avais fait auparavant. Je suis un gars de band et je veux que les musiciens fassent sentir leur présence sur la scène. Ce ne sont pas des accompagnateurs de chanteuse», ajoute Jonathan Painchaud en riant. On est donc bien loin du one man show. «Nous avons une belle attitude. Il n’y a pas d’ego mal placé et pas de trip de vedettes», affirme Painchaud. On sent vraiment ce bonheur dans la voix de ce dernier qui souligne au passage qu’il a rarement eu autant de plaisir. C’est donc accompagné de Martin Lavallée à la batterie, de Richard Boisvert à la guitare et de Marc Hébert à la basse que le chanteur se présentera à Québec la semaine prochaine. Notons au passage que le guitariste Richard Boisvert, malgré ses 23 ans, a déjà joué avec de grosses pointures, comme Pag par exemple. À Québec donc, les spectateurs auront droit, en plus de six ou sept chansons du nouvel album, à du matériel de C’est la vie et aux grands succès d’Okoumé, groupe qui a littéralement marqué son époque. «J’ai eu du plaisir à rejouer ces tounes-là. Après avoir essayé plusieurs versions, nous nous rapprochons maintenant des originales», admet Painchaud. Ce dernier a bien hâte de remettre les pieds au Théâtre du Petit Champlain où lui et son père ont joué avec leurs groupes respectifs. «Je n’ai que de bons souvenirs de cette salle-là. Je ne voudrais pas vendre la peau de l’ours, mais les astres sont tous alignés pour que ça aille vraiment bien ce soir-là», blague-t-il. Rodage La bande à Jonathan Painchaud termine en ce moment une série de spectacles qui se veut une période de rodage. De retour d’un séjour au Nouveau-Brunswick où il a participé à des showcase en plus de donner quelques concerts, la vraie tournée prendra officiellement son envol au mois de mars alors qu’il effectuera sa grande rentrée montréalaise. Il devrait aussi être de retour à Québec, dans une plus grande salle. Le chanteur précise qu’un troisième extrait fera son apparition sur les ondes des radios de la province et que celui-ci devrait être très bien reçu par les auditeurs. Il refuse toutefois de dévoiler de quelle chanson il s’agit, mais précise que celle-ci a été demandée par les stations elles-mêmes. C’est qu’à peu près toutes les chansons de l’album Qu’on se lève pourraient servir à la promotion du CD. Pousse, pousse, Laisse-toi pas détruire, Pour mon grand frère ou Le kid, pour ne nommer que celles-là, vont, un jour ou l’autre, se tailler une place sur les palmarès francophones. Mais gageons que Belle Ballerine, une superbe ballade écrite pour sa mère, sera le choix sur lequel l’équipe de Painchaud s’arrêtera. |