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DANIEL BÉLANGER

Le retour du balancier

Philippe Rezzonico
Le Journal de Montréal
06-10-2007 | 13h00
Perfectionniste en studio dans le sens noble du terme, Bélanger entretient une relation tout à fait différente avec la scène, où il admet avoir droit au « peut-être ».

«En spectacle, je ne peux pas contrôler si l’un d’entre nous s’enfarge. Je ne sais pas ce que le bassiste a vécu dans sa journée. C’est comme une longue traversée.

Dès fois, tu réalises que tu as les vivres pour passer au travers de l’Atlantique, il fait un gros soleil et un bon vent. Dès fois, tu as le vent dans la face, tu ne sais plus comment faire pour avancer et tu vas comme ça (grands zigzags avec les mains). Et, des fois, il n’y a pas de vent…»

Et Bélanger ne sait trop ce qu’il va y avoir sur scène non plus. Comme pour la tournée de Rêver mieux (avec ses structures métalliques), Bélanger ne verra sa scène que trois jours avant la première.

«Je sais ce que j’ai demandé (rires), mais j’essaie d’évoquer plutôt que de démontrer dans cette tournée. Je travaille avec Alain Lortie aux éclairages, un gars qui apporte toujours des éléments de mise en scène. On verra la semaine prochaine. Ça demeure plutôt esthétique dans l’approche.»

« JE VOYAGE LÉGER »

Par la suite, Bélanger se prépare à de longs mois de tournée, en groupe et tout seul.

«En 2008, à partir du mois de mars, je vais alterner entre les spectacles en groupe et les performances individuelles. D’habitude, c’est l’un ou l’autre. Mais là, ça sera les deux en même temps. Qu’est-ce qui m’en empêche? Je voyage léger. Ça n’implique que moi et ça me stimule. Pour cette tournée, je ramène des trucs de Quatre Saisons dans le désordre. Les chansons graves de L’Échec du matériel, ce ne sont pas mes premières chansons graves. Quand tu écoutes Quatre Saisons…, il y a des chansons de censure, des choses dures. Cruel, par exemple, elle prend cette fois un sens renouvelé. Ça bouge tout le temps. C’est ça qui est rassurant… pour moi.»

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