MARIE-ANNICK LÉPINEFringante ou intimiste, telle est la questionCharles Bolduc | Canoë 14-08-2007 | 17h51
«C’est sûr que ces deux dernières années, je n’ai pas vraiment pris de vacances. Juste entre les concerts des Cowboys, je ne me permettais pas de partir deux jours en congé. […] Je rêvais de cet album-là bien avant d’être dans le groupe. Les gars sont au courant depuis 11 ans que je veux faire un album, mais c’est juste qu’avant, je trouvais ça super poche ce que j’écrivais, donc j’aimais mieux travailler les arrangements sans mettre des mots; c’est d’ailleurs un peu mon rôle avec les Cowboys, et j’adore faire ça.» En janvier 2005, pourtant, le déclic se fait et elle décide de sauter à pieds joints dans l’aventure, «parce que je sentais que j’avais des choses à dire, confie-t-elle. Alors je me suis mise à l’écriture et j’ai trouvé que c’était énormément de travail; je ne me contente pas du premier jet, c’est très demandant.» La tournée estivale des régions amorcée avec les Cowboys fringants se terminera le 17 août prochain. «Je pars le lendemain midi pour Port-Cartier, afin d’entreprendre ma tournée avec le ROSEQ. J’ai fait trois concerts seulement après avoir sorti mon disque, et peu après je quittais pour un mois en Europe avec les Cowboys. Puis, à mon retour, c’est les festivals de l’été qui commençaient. Je prépare donc mon spectacle solo en même temps que je termine l’été des Cowboys.» Préparation qui implique quelques modifications à la formule présentée ce printemps puisque le spectacle sera présenté sans batteur, à quatre plutôt que cinq. «On ne s’en va pas là avec une formation complète, alors on réorganise le spectacle sans drum. Jérôme (Dupras, bassiste des Cowboys fringants) va être là et on est en train de regarder ça pour faire autrement le bass drum, le hi-hat, et moi je vais faire un peu de claquette à travers tout ça.» En plus de son petit-cousin Jérôme Dupras, l’accompagneront lors de cette tournée Catherine Durand et Roger Miron; mais, comme elle le précise, le show du 23 août à l’Anglicane de Lévis aura lieu, exceptionnellement, dans une formule complète, avec Steve Gagné à la batterie. Et comment se transmettra sur scène l’ambiance sans prétention, chaleureuse et tout en douceur de la multi-instrumentiste aguerrie (elle en manipule 13 sur son album)? «C’est sympathique en ciboulot. Je raconte des anecdotes, pourquoi j’ai écrit ça, etc. Ce n’est pas tellement rodé encore, mais même à mon premier show, tout le monde me disait que ça avait l’air d’être la cinquantième fois qu’on le faisait. Il y a quelque chose qui se passe sur scène qui est intéressant, qui fait que ça a l’air préparé tout en étant toujours un peu sur le qui-vive, parce qu’on ne sait pas trop si je vais parler ou non, quand je vais le faire, qu’est-ce qui va se passer.» Marie-Annick Lépine sera donc de passage à l’Anglicane de Lévis le jeudi 23 août, une occasion de la saisir au vol et d’apprécier le talent et l’univers personnel de celle qui est le pilier musical de la formation québécoise bien connue. |