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© Photo Journal de Montréal/Yvan Tremblay |
Dave Kushner et Duff McKagan, de Velvet Revolver, lancent leur tournée nord-américaine à Montréal, ce soir, au Centre Bell. |
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VELVET REVOLVER
«Ce pays n'a pas peur du bon rock»
Philippe Meilleur
11-08-2007 | 10h53
À peine un mois après avoir dégainé un deuxième album, le groupe rock Velvet Revolver lance, ce soir, au Centre Bell, sa tournée nord-américaine. Le
Journal a rencontré deux des francs-tireurs du groupe.
Grosses lunettes fumées, bras tatoués, la voix hésitante: aucun doute, ce sont deux véritables stars du rock que l'on rencontre dans un luxueux hôtel du centre-ville. Duff McKagan (basse) et Dave Kushner (guitare) passent la journée en ville pour fignoler les derniers détails de production en vue de leur tournée avec Alice In Chains, qui débute ce soir.
"C'est une vraie journée de travail pour nous aujourd'hui", lance McKagan.
La formation, que les deux musiciens complètent avec le guitariste Slash, le batteur Matt Sorum et le chanteur Scott Weiland, a lancé, en juillet, un deuxième album très attendu: Libertad.
Toujours aussi ancré dans les standards du rock and roll pur et dur, l'album se révèle également un succès commercial: il a déjà été certifié or au Canada.
"Sans vouloir entrer dans les détails, pendant la tournée de Contraband, le groupe a passé au travers de multiples épreuves merdiques, raconte Duff McKagan. Mais lorsque le réalisateur Brendan O'Brien s'est amené pour Libertad, cela nous a permis de nous concentrer uniquement sur notre musique, et rien d'autre."
"Disons qu'il n'avait pas de temps à perdre avec les petits drames, ajoute Dave Kushner. On ne peut que lui dire un gros merci pour ça."
Montréal, ville de rock
Ce n'est pas un hasard si Velvet Revolver débute sa tournée nord-américaine à Montréal. C'est en effet au Canada que l'album Contraband a reçu sa première certification double platine.
"Ce pays n'a pas peur du bon rock, même si c'est difficile de dire exactement pourquoi, s'aventure Dave Kushner. Le Canada semble vivre selon ses propres règles, sa propre scène musicale."
Le bassiste Duff McKagan en sait quelque chose. Il a grandi à Seattle, à quelques kilomètres de la frontière canado-américaine. "Quand j'étais jeune, j'allais souvent jouer à Vancouver avec mes groupes rock, parce que c'était mieux qu'à Seattle, dit-il. La foule était meilleure là-bas!"
"Cela dit, ce n'est pas parce qu'il y a beaucoup de personnes dans la salle que le show va être nécessairement bon, ajoute-til. Mais à Montréal, j'ai toujours senti qu'on faisait des shows particulièrement réussis."
McKagan dit-il vrai? La réponse ce soir au Centre Bell...
Velvet Revolver a déjà fait trois concerts aux États-Unis pour Libertard, mais la véritable tournée nord-américaine avec Alice In Chains se met en branle ce soir.
L'émeute en 1992 au Stade olympique: "Comme un coup de poignard au ventre"
Le bassiste Duff McKagan, autrefois membre du groupe Guns N'Roses, garde un souvenir amer de l'émeute qui a éclaté il y a 15 ans, au Stade olympique, après un concert raté de son ancien groupe.
La triste soirée du 8 août 1992 au Stade olympique a marqué à jamais l'esprit des amateurs de rock.
Ce soir-là, l'explosion d'une pièce pyrotechnique blesse James Hetfield, chanteur du groupe thrash Metallica, qui assurait la première partie. Après deux longues heures d'attente, Guns N'Roses apparaît finalement sur scène... pour en sortir moins d'une heure plus tard, le chanteur Axl Rose prétextant des problèmes de voix.
Stupéfaits, les 55 000 spectateurs passent leur rage sur l'équipement du Stade olympique.
Coup de poignard
"Je me sens toujours aussi inconfortable par rapport à ça, comme je l'étais à l'époque, dit Duff McKagan. Je voulais être dans un groupe rock qui joue dans les grands stades depuis que j'étais enfant, et quand un de tes shows se termine en émeute, tu ne te sens vraiment pas bien."
"Ce n'est pas un anniversaire que je célèbre, tout cela est derrière moi. Quand je repense à l'émeute, c'est comme un coup de poignard au ventre."