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Woodstock en Beauce - Malajube à la conquête de la planète
© Canoë
Malajube en concert à Woodstock en Beauce, jeudi soir.

WOODSTOCK EN BEAUCE

Malajube à la conquête de la planète

Marc-André Boivin
29-06-2007 | 17h47
La sortie du deuxième album de Malajube, Trompe l’œil, a ouvert des portes que même les membres du groupe n’avaient jamais pensé ouvrir, autrement que dans leurs rêves les plus fous.

À quand la dernière fois où un groupe québécois, qui chante en français, s’est payé un «trip» aux États-Unis, en plus des trois autres coins de la planète? On pourrait chercher longtemps. La formation a même eu droit à un énorme coup de pouce grâce à un article dans le très renommé magazine Spin. L’album Trompe l’œil a en plus reçu une cote de 8,2 du magazine électronique Pitchfork, ce qui vaut aussi son pesant d’or.

De retour depuis trois semaines d’une tournée qui les a menés au Canada anglais, chez nos voisins du Sud et en Europe, Mathieu Cournoyer, le bassiste de la formation, restait tout de même très terre-à-terre face à tout ce qui arrive au groupe. «C’est pas évident de tourner un album pendant deux ans. Il y a des tounes qu’on est écœuré de jouer, mais on trouve quand même le tour de s’amuser un brin» affirme-t-il d’un calme désarmant.

Les salles visitées autour du monde n’ont cependant rien à voir avec ce qu’ils ont vécu hier soir sur la grande scène de Woodstock en Beauce. «Les gros festivals, je déteste. J’aime mieux faire de petites salles», ajoute le musicien qui n’aime pas plus assister à de tels événements en tant que spectateurs. «Personnellement, faire la file pour aller dans une toilette chimique, je ne suis pas capable», renchérit-il.

Malajube, qui doit partir dans deux jours pour un autre spectacle à Brooklyn, sera de nombreux festivals cet été au Québec, du moins jusqu’à la mi-juillet, avant de reprendre la route pour l’Europe. La tournée les mènera aussi au Japon, passage que le musicien attend avec impatience.

On aurait tendance à croire que deux ans de tournée pourraient miner l’esprit d’équipe du groupe, mais tout continue à bien aller entre les musiciens de la formation. Comparant, la vie de groupe ressemble à la vie de couple, c’est-à-dire avec ses hauts et ses bas.

Mais Mathieu Cournoyer affirme que les problèmes finissent toujours par s’arranger. Il admet aussi que cette vie de rock star est difficile pour les relations amoureuses. Mais au moins, depuis deux ans, les musiciens peuvent vivre de leur musique, sans être obligés d’avoir un autre emploi. «Ça fait deux ans que je suis en vacances», déclare Cournoyer qui, même s’il est loin d’être un Tiger Woods, s’est permis quelques rondes de golf depuis son retour au Québec.

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POUR EN SAVOIR PLUS
DOSSIER: Woodstock en Beauce 2007