DE NOTRE JOURNALISTE MOBILEParions au succès!Marie-Claude Forest 28-05-2007 | 15h34
C’est le succès immédiat, le jeune auditoire de cette émission présentée sur une chaîne spécialisée en musique en redemande. Et c’est parti pour Pascale Picard qui, pendant les deux années suivantes, s’entoure de trois musiciens qui apportent, chacun à leur façon, un son différent au groupe. «J’écoute beaucoup de punk-rock, mais Mathieu, le guitariste trippe sur le Reggea. Stéphane le drummer écoute beaucoup de Jazz. Philippe notre bassiste a joué dix ans dans un hommage à Pearl Jam. On a passé quatre mois en studio ensemble à fignoler les arrangements et à mettre chacun notre touche. C’est un mélange de plusieurs influences», explique Pascale.
Le premier album du groupe, Me, Myself and Us, a été lancé au printemps 2007 et depuis, le premier extrait Gate 22, en plus d’être au top de plusieurs palmarès québécois, fait déjà fureur du côté de nos voisins anglophones. Car les chansons de cet album sont écrites dans la langue de Shakespeare, ce qui contribue à éliminer les barrières linguistiques et permet au Pascale Picard Band de rêver à une carrière internationale. Mais la raison de l'utilisation de l'anglais est aussi due à la timidité de l’auteure. Écrire en anglais lorsqu’on vient de la région de Québec, région très francophone, semble faciliter une écriture à cœur ouvert. «Musicalement en anglais, ça m’adonne mieux. Je le «feel» de cette façon. J’ai écouté beaucoup de musique en anglais, mes parents en écoutaient. J’ai vraiment toujours été dans un contexte anglophone côté musique. Quand je me suis mise à écrire, c’est venu naturellement de l’exprimer comme ça», ajoute l’auteure-compositeure-interprète. En plus de sons musicaux diversifiés, les membres du groupe allient maturité et jeunesse, avec une différence d’âge de 14 ans. La musique mais pas à n’importe quel prix Le Pascale Picard Band s’est associé avec Zone 3 et Universal pour son premier album. Mais avant de s’embarquer avec ces deux géants de la musique, les membres du groupe ont bien réfléchi. «On voulait faire de la musique mais pas à n’importe quel prix. Dès que tu es avec une grosse compagnie, c’est plus épeurant. Tu veux être sûre qu’ils vont te laisser faire ta musique. Qu’ils ne vont pas essayer de te mettre dans un moule», souligne la chanteuse. C’est après avoir eu l'assurance de pouvoir composer un album authentique qu’ils ont sauté de joie. «Car à partir du moment où l’album est à ton goût c’est pas grave s’ils essaient de le vendre. Mais s’ils essaient de faire quelque chose et tu le regrettes, c’est ton nom qui est dessus.» Spectacles Pascale Picard et son band se promèneront un peu partout au Québec cet été. Vendredi le 1er juin, ils seront au Dell Arte à Montréal. Ils seront de retour à Québec le 12 juin pour le Festival de musique Rogers qui se tiendra à la Microbrasserie Archibald à Lac-Beauport. Entre temps, le quatuor se dirigera vers Toronto où déjà deux dates de spectacle ont été arrêtées.
|