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Ariane Moffatt n'est pas encore revenue de la distinction d'interprète féminine de l'année. |
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ARIANE MOFFATT
La fin d'un crescendo de plaisir
Philippe Rezzonico
Le Journal de Montréal
08-03-2007 | 11h29
«La fille qui termine sa tournée, elle est pas mal contente de sa vie et de son expérience. Je suis aussi moins essoufflée qu'à la fin d'
Aquanaute et j'ai très hâte de me remettre à la création.»
Au bout du fil, la voix est aussi sereine qu'enjouée. On visualise pratiquement Ariane Moffatt sur le quai d'où elle nous parle, dans l'attente du traversier qui fait la navette entre Matane et la Côte-Nord.
Encore en tournée dans le cadre de la virée du ROSEQ en début de semaine, l'interprète féminine de l'année à l'ADISQ mettra un terme vendredi à l'aventure de son album primé Le Coeur dans la tête avec un spectacle présenté à l'Olympia.
Avec 70 000 disques vendus au Québec, 10 000 en Europe et trois Félix à la clé, Le Coeur dans la tête a installé l'ex-claviériste de Daniel Bélanger tout en haut de la stratosphère des artistes québécois. Pourtant, Ariane Moffatt ne fait pas dans la facilité.
Sa musique - recherchée - est également aventureuse, ce qui rebute parfois le grand public. Curieusement, pas avec elle. En fait, on a même l'impression que c'est ce qui fait son attrait.
Public curieux
«Je dois être née sous une bonne étoile. Là encore, je suis en fin de tournée, j'expérimente plein de choses sur scène et le public est au rendez-vous, lui qui connaît pourtant ma démarche. Il sait que je n'offre pas un spectacle de variétés. Je crois que ça prouve que le public est curieux.»
Le Félix du DVD et celui de l'album pop-rock l'ont charmée, mais Ariane Moffatt n'est pas encore revenue de la distinction d'interprète féminine de l'année.
«À ce stade de ma vie, c'est probablement la plus belle affaire qui pouvait m'arriver. D'ailleurs, c'est ce qui me fait dire que ça va être dur de descendre du stage vendredi. La création du disque et les tournées qui ont suivi ont été un crescendo de plaisir.»
Le Coeur dans la tête a représenté deux années de la vie d'Ariane Moffatt. C'est pourquoi elle nous étonne quand elle dit qu'elle a hâte à se remettre à la création.
«Je ne sais pas encore à quoi va ressembler le prochain disque, mais je sais qu'il sera plus homogène, qu'il aura plus d'unité. Qui sait ? Je vais peut-être m'enfermer dans une pièce avec plein d'instruments et faire un disque plus épuré.
Des vacances
«Les vacances, ça existe dans le vocabulaire d'Ariane Moffatt, mais le crayon n'est jamais bien loin (grand rire)! Mes proches me font souvent la remarque que je devrais le mettre de côté, mais je suis comme ça.»
Justement, la tournée est-elle vraiment terminée? «On va faire des festivals cet été, mais ça sera des shows pensés pour les festivals. Il reste juste une poignée de spectacles en trio, cinq en fait, à faire au Brésil et au Chili à la fin du mois. Ça s'est décidé presque par hasard, dans le cadre des Journées internationales de la francophonie. Ça m'a toujours tenté de jouer en Amérique du Sud et ça va me permettre de troquer mes instruments pour mon pack-sac et d'amorcer des vacances là-bas.»