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Norah Jones - Une confession qui vient du coeur
© Photo ND Koster
Norah Jones

NORAH JONES

Une confession qui vient du coeur

Jane Stevenson
Sun Media
04-02-2007 | 10h46
La musique calmante de Norah Jones -un amalgame de jazz, de blues, de country et de folk- a certainement accompagné plus d'un dîner à la chandelle, plus d'une demande en mariage et même plus d'une séance de procréation.

Mais étonnamment, l'auteure-compositeure-interprète-pianiste new-yorkaise -dont les deux premiers albums ont vendu un total de 30 millions de copies à travers le monde et récolté huit prix Grammy- admet ne pas être particulièrement romantique.

«Personnellement, j'aime beaucoup la musique parce que ça peut me faire rire, me faire pleurer, me faire danser, ça te fait ressentir quelque chose, a dit Jones, lors d'un récent passage à Toronto pour faire la promotion de son nouvel album, Not Too Late. Et si ça a cet effet là sur quelqu'un d'autre, si ça les rend triste ou romantique, c'est bien. Ça ne change rien que je ne sois pas une personne romantique, pas personnellement, mais il y a certainement une partie de moi qui l'est pour que je compose de la musique comme ça.»

Malgré tout, simplement pour rigoler, Jones se coiffe parfois d'une couronne platine et gratte la guitare au sein d'un groupe loufoque baptisé «El Madmo» qui joue de temps à autre à New York. Certaines de leurs chansons s'intitulent Vampire Guy et Head In a Vise.

«Nous avons écrit plusieurs chansons pour ce groupe pendant que nous étions en tournée et nous avons décidé de faire quelques concerts, explique Jones. Le but de la musique est d'avoir du plaisir. Nous avons commencé à écrire ces chansons ridicules pour ce groupe et elles sont vraiment différentes de ce que j'écris habituellement, et elles sont vraiment drôles et j'ai compris que c'était pour nous. Et je sais que ça m'a aidé à diversifier mon style de composition. Faire ce genre de truc est bon pour toi. Ça vous sort de votre réalité et vous plonge dans quelque chose de nouveau, ça t'ouvre à des choses différentes.»

Il faut ainsi noter que pour Not Too Late, Jones a collaboré à la composition des 13 chansons pour la première fois tandis que son petit ami, le bassiste Lee Alexander, agissait à titre de producteur, en remplacement du regretté Arif Mardin qui avait joué ce rôle pour les deux premiers albums.

Le nouvel album contient aussi une chanson politique, My Dear Country, dans laquelle elle chante au sujet de George W. Bush, «qui sait, peut-être qu'il n'est pas cinglé».

«Libre à lui de le prouver, lance Jones en riant. Cette chanson espère vraiment que tout finira bien. Elle m'est venue un soir, pendant la période des élections de 2004.»

Et non, Jones n'a pas peur de subir le même sort que le groupe country «Dixie Chicks».

«Je pense que cette chanson est plus personnelle que politique, explique Jones, qui jouera à Toronto le 11 mai et à Montréal le 12. J'exprime ma frustration face au système. Je ne veux pas taper sur quelqu'un. Mais je pense aussi que les Dixie Chicks ont ouvert la voie. Je me trouve aussi à un moment, à un âge, et je crois ce que je crois, et puis après?»

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