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Genesis - Accès illimité
Photo PC/Aaron Harris
Genesis en concert à Toronto, le 7 septembre.

GENESIS

Accès illimité

Philippe Rezzonico
Le Journal de Montréal
01-09-2007 | 05h00
LYON – À la sortie de la bouche de métro, pourtant située à plus d’un kilomètre du stade Gerland, on apercevait le sommet de la scène métallique de Genesis. Tous les doutes alors étaient dissipés. Pour leur retour ensemble après 15 ans d’absence, Tony Banks, Phil Collins et Mike Rutherford ont vu grand. Très grand.

En marchant tranquillement vers le stade, croisant au gré des barrières des centaines de fans qui allaient se retrouver sur la pelouse du stade de l’Olympique lyonnais quelques heures plus tard, on se disait que le jeu en valait la chandelle.

Genesis, ce n’est pas qu’un band, c’est un groupe-culte pour des milliers de Québécois et pour des millions d’Européens. Quitte à se reformer, aussi bien que ça vaille le coup.

Pour ce faire, les Britanniques ont opté pour deux approches: celle des stades, qui a prévalu tout l’été en Europe, et celle des arénas, qui sera le lot de presque toutes les escales nord-américaines, sauf celle d’East Rutherford (banlieue de New York), et celle de Montréal, le 14 septembre, véritable ville-culte de Genesis. D’où notre idée d’aller mesurer de visu la configuration qui prévaudra au Stade olympique.

En contournant le flanc est du stade Gerland, on se disait déjà fort heureux d’assister au spectacle et d’avoir obtenu une entrevue, mais cette escale en France, le 12 juillet dernier, s’est avérée encore plus satisfaisante que prévue.

Après avoir franchi les barrières de sécurité menant à l’entrée arrière du stade et s’être identifié auprès des autorités concernées, Hannah Charlesworth, la directrice des communications, nous a remis une accréditation All Access. Et l’accès, en effet, était totalement illimité.

AU CŒUR DE LA PRODUCTION

En suivant la responsable, on pénètre dans les sous-sols du stade Gerland où chaque pièce qui sert d’ordinaire à l’équipe de football française est monopolisée pour des considérations techniques ou logistiques.

Ainsi, en défilant dans les entrailles du stade, on croise les gens de la sécurité, tout près de l’entrée; ceux qui gèrent la tournée, avec leurs ordinateurs en prise directe à portée de la main; la salle où s’entassent les gens de la production vidéo, avec leurs écrans et leurs raccords; les vestiaires, le petit salon et la salle de jeu.

Quand tu te retrouves près des techniciens qui jouent au ping-pong, tu réalises que la notion d’accès illimité vient de prendre une notion toute particulière. On espérait quelques minutes d’entrevue, on a passé une demi-heure avec Tony Banks et Mike Rutherford.

On espérait mesurer le quotidien du groupe, on nous amène dans le sanctuaire. On espérait avoir le temps de manger un morceau avant le début du spectacle, on s’est attablé aux mêmes tables que les gens de la technique, canard et pommes de terre caramélisées en prime. Accès il-li-mi-té!

Sans compter le temps passé avec Tony Smith, le gérant de Genesis depuis ses débuts, et l’accès à la scène principale dix minutes avant que le band monte sur scène.

Le 14 septembre, Genesis renouera avec son public chéri montréalais au Stade olympique dans le cadre de la tournée Turn It On Again, mais aujourd’hui, on vous amène en primeur dans les coulisses d’une production internationale comme on a rarement l’occasion de la voir d’aussi près. Suivez le guide.

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