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Tournée de réunion - The Police à la (re)conquête du monde
©PC
Sting, Stewart Copeland et Andy Summers sur scène le 28 mai à Vancouver

TOURNÉE DE RÉUNION

The Police à la (re)conquête du monde

29-05-2007 | 11h28
Sting, le chanteur du groupe The Police n’a pas perdu la boule. Au contraire.

Ce chanteur-bassiste de 55 ans a blagué, en février, en disant qu’il était vraiment fou d’avoir décidé de regrouper ses anciens collègues musiciens — Stewart Copeland, le batteur américain de 54 ans, et Andy Summers, le guitariste et ami britannique de 64 ans — pour effectuer une tournée en l’honneur du 30e anniversaire du groupe, cette année. Par contre, c’est le trio qui a le dernier mot.

Le périple de The Police, qui commençait officiellement hier soir (le 28 mai), à la GM Place de Vancouver — et qui était précédée dimanche soir (le 27 mai) d’une générale réservée aux membres du fan club — est devenu la tournée numéro 1 de l’été, alors que les ventes ont dépassé de beaucoup les attentes.

C’est la première fois que les leaders de la nouvelle vague britannique, qui ont vendu 50 millions d’albums à l’échelle mondiale, jouent ensemble depuis la tournée Synchronicity de 1984.

«À l’échelle mondiale, c’est tout simplement énorme, de dire à Sun Media Arthur Fogel, un Canadien qui est maintenant président de la section de musique mondiale de Live Nation, l’organisme établi à Los Angeles qui produit la tournée de The Police. C’est aussi gros que ce à quoi je m’attendais, et je suis heureux de voir que ça l’est encore plus. Je dirais que plus de 90% des spectacles seront à guichets fermés. C’est vraiment stupéfiant. Nous avons fini par organiser plusieurs spectacles dans des stades, en plus de ceux dans les arénas. Il ne fait aucune doute que ce sera la tournée la plus importante de l’année, et de loin.»

Les autres arrêts de la tournée de The Police, au Canada, seront le Commonwealth Stadium d’Edmonton samedi (le 2 juin), le Air Canada Centre de Toronto les 22 et 23 juillet ainsi que le Centre Bell de Montréal les 25 et 26 juillet. Ensuite, ils seront de retour au ACC (Texas) le 8 novembre.

M. Fogel dit que plusieurs raisons expliquent le succès incroyable de la tournée: appelons cela une tempête réunissant les meilleures conditions pour vendre des billets de concert.

«Évidemment, ça fait longtemps, dit-il. The Police a plié bagage alors qu’ils étaient au sommet. Les gens n’auraient jamais cru que ça aurait lieu. C’était comme hors de portée, même si les gens spéculaient, vous savez, de temps en temps. C’est un véritable plaisir de voir un des bons groupes de tous les temps se réunir alors que, comme on pourrait dire, le champ est plutôt libre cette année. Et j’imagine que ce sont tous ces éléments réunis qui vont chercher le public.»

Pour ce qui est des chansons, The Police a été catégorique: ils ne joueront que leur musique remontant à la fin des années 1970 et au début des années 1980 – des succès comme Roxanne, Message In A Bottle, Walking On The Moon, De Do Do Do, De Da Da Da, Don’t Stand So Close To Me, Every Little Thing She Does Is Magic, Every Breath You Take, King Of Pain, Wrapped Around Your Finger, etc.

Autrement dit, vous n’entendrez ni succès solo de Sting, ni nouvelle chanson de The Police se retrouvant sur les albums à venir.

Comme M. Summers l’a dit sur Billboard.com: «Nous ne ferons pas grand chose de marginal. Au fond, nous présenterons un spectacle de deux heures rempli de chansons connues.»

M. Summers a ajouté autre chose. Le groupe a travaillé des chansons rares telles que Truth Hits Everybody, tirée du premier disque de The Police, Outlandos D’amour (1978); de plus, ils envisagent de jouer une version acoustique de certaines chansons. Par contre, le véritable élément de surprise sera la façon dont ils sonneront après cette séparation longue de deux décennies.

M. Fogel, qui a assisté aux premières répétitions du groupe à Vancouver en vue de leur apparition à la soirée de remise des prix Grammy, le 10 février – dont ils ont donné le coup d’envoi avec Roxanne – a dû retourner sur la côte Ouest la semaine passée pour vérifier quelques détails avec eux. Précédemment, ils ont répété pendant un mois à la villa de Sting, en Italie.

«Je suis sûr que ce sera fabuleux, dit-il. Ils ont plusieurs bonnes chansons et ce sont de grands musiciens. C’est donc facile de comprendre que ce sera une soirée très spéciale pour les admirateurs de The Police, qui ne les ont pas vus depuis 25 ans.»

Par contre, lorsque The Police a officiellement annoncé qu’ils se réunissaient le temps d’une tournée, au légendaire club Whisky A Go Go du Sunset Strip, le 11 février – où Sun Media était présent – ils étaient clairement rouillés et ont eu de la difficulté à livrer leurs quatre chansons.

Non seulement Sting a-t-il dû avoir recours à un télésouffleur mais, en plus, Stewart Copeland criait les accords aux autres musiciens.

Espérons qu’il n’en sera pas de même demain soir, lors de leur première.

«Rien ne justifierait que nous ne soyons pas forts de nos 25 années d’expérience accumulées depuis, et nous étions bons à l’époque, de dire Sting aux journalistes présents au Whisky. Grâce à cette expérience, il se peut que nous ayons maintenant envie de faire ressortir certaines subtilités de notre musique. Nous serons encore emballés, et même plus.»

L’autre grande interrogation consiste à savoir si le trio sera en mesure de survivre aux prochains mois.

Vers la fin de leur belle époque, ils étaient aussi connus pour leur musique que pour les célèbres animosités qui régnaient entre eux.

Au Whisky, ils ont indiqué que leurs disputes tournaient toujours autour de la musique et que, maintenant, ils étaient plus intelligents et sereins.

«Quand on était jeunes, on devait conquérir le monde. Nous étions trois jeunes hommes extrêmement ambitieux, a dit M. Copeland. Maintenant, nous sommes comme qui dirait trois pères heureux. Personnellement, je suis simplement très content de m’amuser sur ma batterie. Je n’ai plus à me faire un nom dans le domaine de la musique.»

Tout de même, M. Summers a dit à la blague que leur but ultime, en se réunissant, était de «dominer le monde».

«Surveillez bien vos mères!» a ajouté Sting, dans un clin d’œil à leur âge avancé.

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