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Céline Dion - D'elles prend son envol
© Journal de Montréal
Céline Dion

CÉLINE DION

D'elles prend son envol

Agnès Gaudet
19-05-2007 | 04h00
Ça y est, l’album tant attendu de Céline Dion, D’elles, dont quelques unes des paroles sont signées par Janette Bertrand, Lise Payette, Denise Bombardier et Marie Laberge, est arrivé. Il est lancé cette semaine à Las Vegas.

Déjà cet album a fait couler beaucoup d’encre. À peine avait-on appris que Céline chanterait les grandes auteures francophone de ce monde que les spéculations allaient bon train. Puis les noms se sont égrenés un à un, semant la surprise totale. Céline allait chanter du Bombardier et du Payette!

L’attente en valait la peine. D’elles s’avère un superbe hommage à la poésie, une série de grandes mélodies sur des arrangements spectaculaires qui malgré la présence de nombreux violons, restent assez discrets pour laisser une grande place aux paroles. Des arrangements qui, surtout, illuminent la voix de Céline… la magnifique.

Magnifique. C’est trop, direz-vous. Attendez de l’entendre chanter les mots de Denise Bombardier, Maria la magnifique qui s’est laissée mourir…dans la chanson La Diva et chevaucher la voix de l’unique Maria Callas, dans un duo virtuel. Une pièce qui ne peut laisser indifférent.

Les mots du coeur

Avec D’elles, on redécouvre Céline sous un nouveau jour. La chanteuse nous emmène ailleurs à un endroit près de D’eux, album réalisé par Jean-Jacques Goldman en 1995, et de Une fille et 4 types, sorti en 2003. On retrouve des sonorités connues, créations de Goldman et cie, un p’tit goût de revenez-y. Ceux qui ont aimé D’eux vont adorer D’elles.

Différentes de ce qu’on est habitué d’entendre, les paroles des nouvelles mélodies de Céline Dion surprennent d’abord. Après quelques écoutes, elles s’accrochent en tête et on en redemande. Il n’y a que Céline pour relever un tel défi poétique.

Céline elle-même décrit ces paroles comme «un bouquet de textes écrits avec les mots du coeur par des dames de coeur».

Des exploits

Sur D’elles, la voix de Céline porte toutes les teintes, joyeuses ou tristes, rouge et flamboyante dans La Diva, tendre et fragile dans Je ne suis pas celle ou la berceuse de Janette Bertrand.

D’autres chansons sont un défi. La Lettre de George Sand à Alfred de Musset, sans rimes, écrite par l’auteure mythique à son amant en 1834, est touchante ainsi que les mots de Si j’étais quelqu’un, une jeune trisomique française. C’est là que tout le talent de la star s’exprime.

Du sur mesure et des frissons

Les nouvelles mélodies de Céline collent plus que jamais à la peau de la diva. Les auteures ont fait du travail sur mesure pour la chanteuse et ça se voit. Quand Céline chante les mots de Lise Payette: Je cherche l’ombre pour pleurer avec toi mon amour. Sur cette vie trop courte, qui file entre nos doigts et qui mange les jours en m’éloignant de toi, on a des frissons, on sent qu’elle s’adresse à son homme.

Ces femmes-auteures: Janette Bertrand, Lise Payette, Denise Bombardier, Marie Laberge, les Françaises Nina Bouraoui, Christine Orban, Françoise Dorin (Et s’il n’en restait qu’une, premier extrait radio), ont mis de l’amour dans la bouche de Céline, plusieurs belles chansons tristes mais aussi du bonheur, grâce notamment à la musique de Jacques Veneruso.

Tempo et curiosité

Préparez-vous à taper du pied sur les mots de la romancière Marie Laberge au lieu de tourner les pages d’un roman et aussi à danser sur du Françoise Dorin. Si la plupart des nouvelles chansons de Céline sont des ballades, la star donne aussi du rythme et du tempo avec Le Temps qui compte et À cause.

Petite curiosité: deux versions de cette même chanson se retrouvent sur l’album D’elles, sur des musiques complètement différentes, celle du complice de longue date de Céline Jacques Veneruso et celle plus douce de Marc Dupré et Jean-François Breau, des nouveaux venus dans l’univers de la star.

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