Samuel Pradier
Agence QMI

Cinquième Salle de la Place des Arts: Dumas en version dépouillée

Cinquième Salle de la Place des Arts: Dumas en version dépouillée

Sébastien St-Jean / Agence QMI

Samuel Pradier

Dumas s'est présenté comme un seul homme devant le public de la Cinquième Salle de la Place des Arts, jeudi soir, pour la première médiatique de sa nouvelle tournée «Nos idéaux».

Le chanteur a ouvert la soirée en douceur avec «Le déserteur de Fort Alamo», suivi de «À l'est d'Éden», deux chansons de son dernier album. Sans musicien pour l'accompagner, mais avec des séquences préenregistrées, Dumas a été obligé de réarranger ses chansons plus connues, comme «Arizona» ou «Le cours des jours», qui se retrouvent beaucoup plus épurées que lors de ses dernières tournées.

Très concentré sur sa technique, il perd néanmoins un peu le contact direct avec le public. Ainsi, il n'a pas dit un seul mot de toute la première partie, enchaînant les chansons les unes après les autres.

La formule a toutefois l'avantage de mettre en avant la voix et les textes poétiques du chanteur, mais cela étouffe nécessairement l'énergie fougueuse de ses spectacles plus rock. Une chanson comme «J'erre» perd inévitablement de son efficacité, même si on la découvre d'une manière différente.

Très attentif, le public aurait souhaité se lâcher à plusieurs reprises, mais il se dégage de l'ensemble une certaine froideur qui brime les élans dansants.

Seul sur sa petite scène minimaliste, avec ses nombreuses pédales aux pieds, Dumas est toutefois magnifié par les sublimes éclairages, signés François Lévesque.

Plus éclaté

Après la pause, Dumas est revenu au milieu du public, sans micro, avec «Au grès des saisons», accompagné d'une guitare lumineuse et d'un radiocassette en guise de boîte à rythmes. L'ambiance a commencé à se réchauffer et il a poursuivi avec plusieurs succès comme «Les secrets», «Alors Alors» ou encore «Le bonheur». On a même eu droit au retour de «Miss Ecstasy» en version complètement acoustique, le public reprenant le refrain avec entrain.

Dumas semblait enfin sorti de son carcan conceptuel de la première partie pour renouer avec le côté organique qu'on lui connaît habituellement.

En expliquant la construction de son spectacle avec son éclairagiste, qui fait partie de la génération des milléniaux, Dumas a fait crouler la salle de rire, avant de lancer son «mixtape», mélangeant sa musique à des échantillonnages de vieux succès des années 80 et 90, avec la promesse que le public allait danser dans la salle.

Finalement, l'ambiance survoltée que l'on connaît habituellement dans les spectacles de Dumas est revenue en force, et la soirée s'est terminée avec beaucoup d'énergie.



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