John Naïs
Canoë

Earth, Wind & Fire et Chicago au Centre Bell: 100% nostalgie

Earth, Wind & Fire et Chicago au Centre Bell

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John Naïs

Dernière mise à jour: 29-10-2016 | 13h07

Les nostalgiques ont été comblés lors du passage de Earth, Wind & Fire et Chicago, deux groupes iconiques des années 70/80, vendredi soir, au Centre Bell de Montréal, dans le cadre d'une tournée conjointe intitulée «Heart and Soul Tour 3.0». Voici le résumé de la soirée en cinq points clés.

De l'énergie à revendre

C'est à 19h50 que les 21 musiciens des deux formations (douze de Earth, Wind & Fire et neuf de Chicago) ont investi la scène du Centre Bell. Les deux groupes ont alors uni leurs forces pour jouer trois morceaux issus de leurs répertoires respectifs: «Beginnings» de Chicago, le très funky «In The Stone» de Earth, Wind & Fire et le très engagé «Dialogue» de Chicago. Le public était en liesse. La mise en bouche était réussie.

Earth, Wind & Fire a encore le «groove»

Par la suite, les musiciens de Chicago ont quitté la scène pour laisser la place à ceux de Earth, Wind & Fire pendant une heure. Le chanteur Philip Bailey, le percussionniste et chanteur Ralph Johnson et l'excentrique bassiste Verdine White, trois membres du groupe original, étaient accompagnés de dix musiciens. Et ils n'ont pas fait les choses à moitié.

Ils ont ouvert les hostilités avec leur titre à succès «Boogie Wonderland», datant de 1979, dont les premières notes ont engendré des cris hystériques dans l'auditoire. On était de retour en pleine période disco avec son lot de funk le tout saupoudré de rythmes latins et de synthés. Même chose lorsque «Let's Groove» a résonné dans le Centre Bell. Une chose est sûre, Earth, Wind & Fire a encore le «groove» dans la peau.

Des chansons d'amour classiques

Si vous êtes familier avec l'univers de Earth, Wind & Fire, vous devez savoir que leur répertoire fourmille de titres plus langoureux, voire sirupeux. Et ce soir-là, ils n'ont pas été mis de côté, bien au contraire. Après avoir joué leurs titres funky-disco-jazz plus rythmés, le groupe a ralenti la cadence avec des morceaux plus sensuels comme «That's The Way of The World» ou encore «After The Love Has Gone» reconnaissable grâce à son fameux solo de saxophone.

Mais le moment fort de ce fragment «chansons d'amour» est survenu lorsqu'ils ont joué l'indémodable «Fantasy» avec son lot de cuivres et de voix haut perchées (les prouesses vocales de Philip Bailey, désormais âgé de 65 ans étaient à couper le souffle). Le public ne boudait absolument pas son plaisir en se dandinant langoureusement ou en prenant leur douce moitié dans leurs bras.

Les crooners romantiques de Chicago

Par la suite, les comparses du groupe Chicago sont eux aussi montés sur scène pour une heure. Le public semblait un peu moins réceptif qu'aux titres de Earth, Wind & Fire, du moins, au début de leur partie en solo. Car dès qu'ils ont joué leurs morceaux plus connus comme «You're The Inspiration», «Street Player» ou encore «Saturday In The Park», le public s'est levé d'un bond pour profiter de ces chansons qui les ont marqués.

«C'est ma toune!», s'est époumoné un homme du public lorsque les premières notes de «Hard To Say I'm Sorry» ont résonné dans l'enceinte du Centre Bell. C'était sans conteste le moment fort du passage de Chicago, vendredi soir («You're The Inspiration» avait lui aussi fait son petit effet). Le public chantait en choeur, des amoureux s'enlaçaient, les solos de guitare pleuvaient... C'était «quétaine» et sirupeux à souhait. L'auditoire a adoré.

Le meilleur pour la fin

Pour la dernière partie de la soirée, les 21 musiciens de Chicago et de Earth, Wind & Fire ont de nouveau uni leurs forces. Cette collaboration a débuté sur les chapeaux de roues avec l'incontournable «September», le plus gros succès de Earth, Wind & Fire. La chimie était au rendez-vous entre les musiciens des deux formations. C'était rythmé et efficace.

Même chose pour «To Be Free», de Chicago, avec ses explosions de cuivres ou encore «Sing A Song» et «Shining Star» de Earth, Wind & Fire. C'est toutefois sur une note plus rock que s'est terminé le spectacle avec «25 or 6 to 4», autre pièce maîtresse de Chicago. Encore une fois, les solos de guitare pleuvaient de tous les côtés, le public tapait des mains, d'autres dansaient. En bref, un petit retour en arrière très réussi.

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