SORTIR DU MOULENorah Jones - The FallPar Frédéric Mailloux 20-11-2009 | 15h59
Un certain critique de Canoë – bon, c’est moi – avait écrit cette phrase en guise de conclusion de sa critique du troisième album de l’américaine Norah Jones: «Je m’attends cependant à différent et plus poussé pour le prochain album, sinon la soupe sentira le réchauffé...» Ok, je l’avais demandé. Je ne peux pas me plaindre du virage négocié par miss Jones sur The Fall. Dès l’ouverture, l’auditeur est confronté à un changement de registre drastique: claviers, basse groovy et mélodie sirupeuse accueillent le fan de Norah, légèrement perturbé de se retrouver dans un univers assez loin de celui de Don’t know why. De la pop contemporaine jazzy, Norah Jones est passée à une version countryfiée et indiefiée de Tori Amos. En soit, ce n’est pas mauvais. Les chansons sont toujours aussi bien écrites, la douce voix de Jones est toujours apaisante, la réalisation est toujours aussi impeccable. Mais les arrangements, toujours subtils, agacent. Le résultat final me donne l’impression que Norah Jones en a eu assez de rester dans son créneau habituel, s’est rendue au Archambault le plus proche et a acheté des dizaines de disques. Suite à la séance d’écoute monstre, elle est entrée en studio, sans digérer les influences nouvellement acquises. Venant d’une artiste moins établie qu'elle, ma réaction aurait sûrement été différente. Certes, la soupe ne sent pas le réchauffé, mais je ne suis pas certain d’en apprécier pleinement toutes les effluves. COMMENTAIRES DES INTERNAUTES
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