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Héros de la guitare - Steve Hill - The Damage Done
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HÉROS DE LA GUITARE

Steve Hill - The Damage Done

Martin Dame - collaboration spéciale
23-07-2009 | 08h22

Ce n’est plus un secret, Steve Hill est un talent exceptionnel. Véritable virtuose de la six cordes, ce musicien fait aisément palir d’envie tous les jeunes et moins jeunes qui, armés d’une guitare de plastique a cinq boutons, chechent la gloire virtuelle devant leur téléviseur.

En effet, à voir jouer Hill, force est d’admettre que l’instrument n’a plus de secret pour lui. Accompagné de ses Majestiks, Steve Hill était de passage au Festival International de Jazz de Montréal pour nous présenter son quatrième album, The Damage Done.

Treize chansons dans la tradition blues-rock qui, par la lourdeur de certains riffs et la structure des pièces, font pencher la balance plus vers le rock que le blues.

Hill étant ce qu’il est, un véritable «guitar hero» québécois, ceci n’est pas nécessairement souhaitable. En effet, l’auditeur peut rester sur sa faim à l’écoute de ses chansons courtes et souvent prévisibles, puisqu’elles ne laissent que peu de place au soliste hors-pair qu’est Hill pour vraiment s’éclater.

Pour ce qui est des paroles, on ne s’éloigne que très peu des clichés du genre, c'est-à-dire, l’homme avec un grand H, gonflé de désir primaire, qui nous décrit les attributs d’une belle femme en hurlant.

Il reste que quelques écoutes suffisent à révéler plusieurs petits bijoux de rock à saveur classique. Que ce soit avec les pièces Who do You Think You Are, Too Much Pressure, ou The Terrible One, entre autres, le plaisir croit nettement avec l’usage. Les amateurs de Led Zep, Hendrix ou autre bon vieux rock seront ravis.

Et côté réalisation, c’est très réussi. Le son sale et gras dégoute de vos haut-parleurs de façon à rappeler la disto de Jack White avec ses Raconteurs.

Fait rare de nos jours, Hill a choisi d’enregister les pièces en réunissant tous les musiciens dans le studio afin qu’ils jouent «live», captant les résultats pour l’album. Choix judicieux, puisque sa musique prend tout son sens lorsque jouée live.

Il reste néamoins que l’expérience Steve Hill ne se vit pleinement que lors d’un concert où celui-ci maltraite ses guitares au grand plaisir des spectateurs. Et une fois le spectacle terminé, on comble notre manque en écoutant le CD.

À ne pas manquer au Maximum Blues de Carleton, le 8 août, au Festival de blues de Donnacona le 16 août, et au Trois-Rivières en blues le 28 août.

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