MALAJUBE – LABYRINTHESDédale musicalFrédéric Mailloux 11-02-2009 | 14h31
Touchés par la maladie et la mort (l’album est dédié posthume au père de Mathieu Cournoyer), les membres du quartet – Renaud Bastien n’est plus de l’aventure après Trompe l’oeil - offrent une continuité obtuse à leur oeuvre. Flirtant à la fois avec le prog-rock à la Radiohead (envoutante Ursuline), le rock indie (puissante Porté disparu) et les rythmes latins [magistrale Dragon de glace), les gars de Sorel nous en mettent plein les oreilles. Les détracteurs du groupe se rabattront encore une fois sur la présence, ou non-présence, de la voix de Mineau, enfouie dans le mix. Au final, Labyrinthes laisse une sensation de noirceur. Escamotée, la juxtaposition des textes glauques et mélancoliques aux musiques lumineuses et nerveuses. Moins dansant, l’album s’inscrit néanmoins directement dans la lignée des albums précédents pour une raison bien simple: Malajube se fout des conventions et n’en fait qu’à sa tête. Tant mieux pour nous.
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