LUMIÈRE NOIRERilo Kiley - Under the BlacklightFrédéric Mailloux 26-09-2007 | 13h35
Certains relèguent Under the Blacklight aux oubliettes, qualifiant l’album de mauvais, d’intense déception, de ramassis de clichés inintéressants, de hype des médias. D’autres louangent et encensent l’album en le comparant à Rumours de Fleetwood Mac, à Appetite for Destruction de Guns n’ Roses (dans sa vision de L.A., pas dans le son..) et à Hotel California des Eagles. Et moi? Je penche du côté des admirateurs… Album de séparation, peut-être même le dernier du quatuor, Under the Blacklight ne sombre pas pour autant dans la mélancolie. Même qu’une certaine arrogance de la part de Jenny Lewis se fait sentir dès la première pièce, Silver Lining - « I never felt so wicked as when I willed our love to die » - et trouve son apogée dans Breaking up, où sur un rythme disco elle chante « Oooh it feels good to be free. » Le fait que son ex soit Sennett n’aide pas à la cohésion du groupe. Musicalement, tout colle de A à Z, dans chacune des avenues explorées. Du pop latino de Dejalo au soul sixties de 15, les chansons de Rilo Kiley, de Jenny Lewsi devrais-je dire, sont efficaces malgré le côté pop bonbon dénoncé par leurs détracteurs. Si cette orientation sert à rabattre de nouveaux fans vers leur amalgame Death Cab for Cutie, tant mieux… Bien qu’on sente le groupe en implosion depuis sa prise de contrôle par Jenny Lewis, l’apport de Rilo Kiley est important. Sans être une pierre d’achoppement de la musique californienne, Under the Blacklight distille l’énergie, la sexualité suintante (15, Moneymaker) et les sentiments ambivalents face à une ville – une personne ? – qu’on déteste aimer ou qu’on aime détester…
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