SAISIR LA NAÏVETÉ À PLEINES MAINSUrbain Desbois - La gravité me pèseFrédéric Mailloux 18-05-2007 | 15h35
Ayant rejoint Audiogram, l'écurie de Michel Bélanger, a-t-il rangé son côté «patenteux» et «broche à foin» au placard? Les quatorze pièces de La gravité me pèse tendent à prouver le contraire. Toujours présents sont les jeux de mots, de langue et de concept, même chose du côté de l'instrumentation hétéroclite et des arrangements hors-normes. Les puristes décrieront la perte de l'esthétisme lo-fi caractéristique des premiers albums d'Urbain, Luc Bonin de son vrai nom. La réalisation, à mi-chemin entre la pop léchée et le rock de garage, bonifie ses chansons sans rien enlever au travail artisanal du bonhomme. Les textes de La gravité me pèse ne dérogent pas à ligne éditoriale et littéraire d'Urbain. Travaillés et simples à la fois, ses mots construisent des chansons-poèmes a, mi-raisin, où les messages, amoureux, sociaux ou personnels, sont transmis en beauté. «Toute ta peau contre mes os, ton soufflé dans mon cou, mon pouls copie ton pouls» chante-t’il dans Je ne veux plus rien. Chapeau à l'auteur. Je me pose cependant une question: pourquoi reprendre une de ses propres pièces, Survicissitude, sur ce nouveau disque? Mystère et boule de gomme...
Maintenant acoquiné à Audiogram, il verra sûrement ses chansons s'envoler sur les ondes avec une régulaqrité bienfaisante, pour lui et pour nous. COMMENTAIRES DES INTERNAUTES
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