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Après 35 ans d’absence - The Stooges — The Weirdness
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APRÈS 35 ANS D’ABSENCE

The Stooges — The Weirdness

J. Sébastien Chicoine
21-03-2007 | 15h37
En l’espace de trois albums (un éponyme en 1969, Fun House en 1970 et Raw Power en 1973), Iggy Pop, Ron (guitare) et Scott (batterie) Asheton ont sinon inventé le punk, du moins grandement influencé son éventuelle naissance.

Après avoir été abandonnés par leur maison de disque et lancé quelques albums live, le groupe s’est dissout (mais pas séparé), mais le «mal était fait.

Rolling Stone Magazine a déjà écrit que les Stooges faisaient «du métal de morons propulsé par les cris bestiaux d’Iggy Pop», et c’était une critique positive!

Presque 30 ans plus tard, en 2003, après avoir poursuivi des carrières solos chacun de leur côté, les membres décident de reformer les Stooges et donnent de nombreux spectacles à l’étranger, où il n’avaient mis les pieds qu’un seule fois (à Londres en 1972).

Puis nous arrive enfin leur premier album studio depuis Raw Power. On pourrait s’inquiéter que l’intensité des vieux jours soit un tantinet disspée, mais c’est bien mal connaître Iggy et les frères Asheton!

Bon, je l’avoue, j’ai peut-être un peu plus de difficulté à croire Iggy, connu de sa mère comme monsieur James Newell Osterberg, Jr., 59 ans, quand il chante «My idea of fun/Is killing everyone», mais même si je sais qu’il ne le pense pas vraiment et qu’il n’y a aucun danger qu’il passe à l’acte, on embarque quand même dans sa galère.

De toute façon, il ne chante pas que des paroles pour ados attardés. Sa prose est toujours simple, crue et directe, mais il sait parfois raffiner ses propos, un tant soit peu.

Musicalement, l’énergie et les compositions sont toujours aussi brutes (dans les deux sens du terme!), et c’est peut-être une petite faiblesse du disque: il manque l’inventivité des réalisations des deux premiers albums, même si Steve Mackay fait acte de présence au saxo sur quelques pièces.

Pour avoir vu Trollin’, My Idea of Fun, She Took My Money et I’m Fried en concert lors du dernier festival South by Southwest, je peux vous dire qu’elle se comportent tout aussi bien que les No Fun ou I Wanna Be Your Dog, en concert.

Sur disque, le manque d’inventivité est imputable, c’est évident, à Steve Albini qui a fait un excellent travail, puisqu’on lui a visiblement demandé de faire «sonner» l’album comme s’il avait été enregistré dans un garage et conséquemment, il a éliminé tout sauf les micros et les pédales d’effets de Ron.

Bref, comme vous le voyez, on a souvent des reproches à faire aux Stooges, mais ce sont toujours des reproches faits avec amour.

COMMENTAIRES DES INTERNAUTES
Moyenne des votes :
Nombre de votes : 2

Une daube totale. Pas un morceau, voix de vieillard, prod a chier. poubelle

0/5
05-11-2007- James williamson- âge : (50+)

Moi je dis "y a bon" malgré un "free & freaky " qui me donne envie d'ouvrir le Gimp pour coller les frimousses des Stooges sous les chevelures des ramones. Et pas totalement d'accord avec toi, JSC, c'est un mec de 60 ans plus un minot boutonneux qui hurle "my idea of fun (...) i hate mankind" : sacrément plus lourd de sens !!! Enfin voilà un vrai album du rock, qui, s'il ne les réveille pas, devrait mettre KO les white stripes et autres strokes dont on cause tant.

4/5
21-09-2007- romain- âge : (26-35)
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