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AU PRIX DU GROS!
Critiques en vrac
par J. Sébastien Chicoine
16-01-2007 | 17h09
De temps en temps, des CDs s’accumulent sur mon bureau et je n’ai pas le temps de vous en parler autour de la date de parution. Voici donc quelques titres que j’ai reçus avant les fêtes et qui valent la peine d’être entendus dans leurs styles respectifs.
In Flagranti — Wronger Than Anyone Else _ De l’électro, du vrai, avec toutes ses indiosyncrasies, mais ici, elles sont rendues de manière intéressante. Le groupe est composé de deux Suisses relocalisés à New Yok depuis assez longtemps pour avoir assimilé toutes les saveurs des scènes musicales de la grosse pomme. Ça groove, ça bleep et ça sent la décandence. Vous pourrez écouter des extraits, avec vidéoclip!, de chacune des pièces de l’album sur le site du label Codek. (4/5)
Zombie Nation — Black Toys _ Toujours dans l’électro, mais un peu plus dark et névrosé (!), cette fois-ci. Ce serait tentant de dire que c’est normal parce que cet ex-duo est Allemand, mais ce serait légèrement réducteur comme point de vue. Pour savoir de quoi ça retourne, je vous réfère à leur
page MySpace, où il y a quelques pièces disponibles pour écoute. D’aucuns affirmeront que le fait qu’il(s) compte(nt) Tiga dans leurs «amis» MySpace est un gage de qualité. À vous de juger! (3/5)
Thunderball — Cinescope _ On change de style ici. Cet album est pour les fans de Thivery Corporation et toute cette école de musique électronique qui hybride musique du monde, sons électroniques et atmosphère lounge un peu rétro. Dans son genre, j’ai quand même préféré Thunderball à Thievery Corporation, alors je vous assure que si c’est dans vos cordes, l’album
Cinescope ne vous decevra pas, d’autant qu’il est paru sur le label des gars de Thivery, ESL. C’est un album qui met de l’avant les collaborations avec des invités comme Afrika Bambaataa et The Roots, notamment. À découvrir
sur le site du groupe. (3.5/5)
Nickodemus — Endangered Species _ Autre parution du label ESL (qui est l’acronyme de Eigthteenth Street Lounge), Nickodemus est plus orienté sur le World Beat que le lounge, mais toujours avec cette saveur électro unique. Encore une fois, les collaborations sont mises à l’honneur, avec cette fois-ci la présence de Quantic et d’une flopée de musiciens et vocalistes invités. Quant à l’aspect World, on passe de l’Afrique à l’Amérique du Sud pour revenir en Afrique du Nord avec un tour en Turquie, et une escale à Kingston. Le
site de l’artiste n’offre pas de musique à écouter mais il est tout de même intéressant. (3.5/5)
ESL Remixed — The 100th release of ESL Music _ Jamais deux sans trois, voici un autre disque du label ESL, dont le titre est assez clair pour que je n’aie pas à vous expliquer de quoi ça retourne. Au menu de cette excellent compilation: Thievery Corporation, évidemment!, Ocote Soul Sounds & Adrian Quesada, Thunderball, Fort Knox Five remixant Chris Joss, l’excellente
Chick-a-Boom (Chris Joss remix) de Joe Bataan, David Byrne (comme invité aux voix sur une pièce de Thievery remixée de main de maître par Louie Vega), Quantic, Medeski, Martin & Wood qui remixent The Karminsky Experience Inc., Ursula 1000, Blue States et Calexico qui remixent Federico Aubele. Quoi dire de plus? Bon, c’est un peu par paresse que je n’ajoute rien, mais la musique de cette compil parle vraiment d’elle-même! (4.5/5)
Klang Elektronik — Diamanten und Raketen _ Allez, hop! Techno maintenant. Et du vrai, de la musique de robots
gebildet in Deutschland. Il s’agit d’une compilation du label Klang, associé à Playhouse et Ongaku, eux-mêmes bien connus des amateurs du genre. Personnellement, je ne suis pas un inconditionnel de ce genre de tech-house minimal: j’aime, mais pas tout. Conséquemment, cette compilation m’a parue plutôt inégale. Pour résumer, une seule pièce mérite vraiment qu’on s’y attarde:
Graphit de 2 Doller Egg, une merveille (
cliquez ici et appuyez sur le bouton numéro 5 sur la page où vous arriverez. Ça n’est qu’un extrait, mais ça donne une bonne idée). Les autres sont au mieux sans surprises et au pire banales. Je donne un 5 à
Graphit et un 3, mais en forçant, à toutes les autres.
Snax — Love Pollution _ Cet américain qui oeuvre en solo depuis l’âge de cinq ans (si on se fie à sa bio en ligne), fait dans l’électro-pop à forte saveur funk. Ça m’a rappelé Plantlife, voire même Prince, s’il avait moins de talent. Homme au passé impressionnant (Foetus, Jamie Lidell, Captain Comatose, Shapemod), il aime visiblement toucher à tout, ce qui ne simplifie en rien la tâche de critiquer son album en quelques phrases. Heureusement, on peut écouter des extraits de toutes les pièces de son album en plus de pouvoir en télécharger une complète, gratuitement. Rien de plus simple! Cliquez
ici. (3.5/5)
Skatebård — Midnight Magic _ Un petit saut en Norvège maintenant pour aller rencontrer ce jeune artiste qui fait dans l’électro-pop juste ce qu’il faut assez techno pour ne pas avoir l’air passéiste. Un album qu’on gagne à prendre le temps de découvrir car il est beaucoup moins superficiel
que le laissent parfois penser ses sonorités. (3/5)
Oxia — Picture of Now Vol.2 _ Le seul des CDs de cette chronique qui ne soit pas encore en magasin, il s’agit du deuxième volume d’une compilation dont je vous ai parlée l’an dernier. On a affaire ici à un DJ mix très
old school, un voyage à la belle époque de l’acid house des années 80-90, mais nouvelle vague. C’est très entraînant et
Oxia crée, avec les 17 pièces relativement variées de son mix, une atmosphère assez sombre, sans être déprimante. Recommandé si les piles de votre pacemaker ont besoin d’être changées. (3.5/5)