HEAVY-MOTIONDeftones - Saturday Night WristPar J. Sébastien Chicoine 08-11-2006 | 15h02
C’est donc avec des oreilles relativement vierges à leur musique et une absence quasi-totale d’a priori que j’écoute Saturday Night Wrist depuis plusieurs jours. Et je dois dire que là, j’ai accroché tout de suite. La première fois que je l’ai écouté, c’était juste après avoir lu la critique du dernier My Chemical Romance de mon collègue Mailloux, et, en écoutant Deftones après MCR, j’ai eu ce commentaire de façon spontanée: ce disque des Deftones mange du emo à la MCR comme amuse-gueule dans un 5 à 7 platte... «Ben là! C’est pas du emo, les Deftones!» de rétorquer Fred Mailloux - que je soupçonne d’être en fait Fred Caillou dans un programme de relocalisation des témoins. «Non, mais c’est du heavy cri***ment émotif, par contre!», rétorqué-je. Du heavy-motif, des heavy-motions. Le néologisme est soumis au ballotage... Mais au-delà de ces considérations, n’allez pas vous procurer Saturday Night Wrist si vous aimez le emo. C’est vrai que ça n’a rien à voir: ici, les émotions sont plutôt adultes que pré- ou néo-pubères... Musicalement, imaginez, disons, The Cure et Helmet coincés dans un ascenceur. Et si vous ne pouvez pas l'imaginer faute de connaître Helmet, dénichez une copie de leur deuxième album, In the Meantime. Fruit d’une période d’enregistrement extrêmement tumultueuse, allant jusqu’au changement du chanteur, et dirigée par le légendairement exigeant Bob Ezrin, on peut sentir la tension à travers les 52 minutes du disque On dirait presque que le band ne résistera pas à l’intensité de ces pièces, mais qu’à cela ne tienne: SNW ferait un très bon dernier album en carrière. COMMENTAIRES DES INTERNAUTES
Moyenne des votes :
LAISSER VOS COMMENTAIRES
Canoë se réserve le droit de ne pas publier une critique qui pourrait porter atteinte à la nétiquette.
|