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MONTRÉAL
Billy Idol casse la baraque
Nathalie Nolin -Journal de Montréal
12-04-2005 | 07h25
Le Métropolis était hier le lieu d’un rendez-vous que les fans attendaient depuis vingt ans. Et ils n’ont pas été déçus. Car malgré toutes les années, Billy Idol n’a pas vieilli d’un poil, pas plus que ses chansons.
Sa tenue, sa coupe de cheveux, son corps, sa voix, rien n’a changé. Le plus convivial des chanteurs punk des années 80 a fait plaisir aux amateurs de musique de cette époque en leur servant ses plus grands hits comme on sert un bon spaghetti — même sauce, mêmes épices, même goût —, au grand bonheur du public.
Après les premiers accords de Dancing With Myself, joués en deuxième pièce d’ouverture, la foule était en délire, fredonnant les paroles en même temps que le chanteur à la voix rauque et sirupeuse. On doit la présence à Montréal du chanteur britannique aux cheveux platine à son dernier album intitulé Devil’s Playground. Il s’agit d’un premier élan de création depuis sa tentative de retour en 1993. Si Scream, le premier extrait de cet album, a quand même récolté des applaudissements hier soir, ce sont les Flesh for Fantasy, Dancing With Myself, White Wedding et Rebel Yell qui ont enflammé la salle remplie de fans dans la quarantaine qui, eux aussi, ont retrouvé leur jeunesse le temps d’un spectacle.
Fans comblés
Le chanteur de 49 ans, reconnu pour avoir abusé de la denrée numéro deux dans l’expression «sex, drug and rock & roll», a eu un malin plaisir à renouer avec son public. «We’re going to have fun tonight», a-t-il lancé en début de spectacle. C’est ce qu’il a fait. Sur scène, il a même signé des autographes sur les vinyles et posters vintage que des fans brandissaient devant lui.