JEAN-MARIE BENOITLa Grande séductionpar Mélanie Malo - Canoë 22-07-2003 | 13h29
Tout ce que je sais de La Grande séduction, à part le nom des comédiens bien sûr, c’est que ça se passe dehors, sur le bord de l’eau… Ne serait-ce que pour ça, le film me paraîtrait déjà des plus poétiques. Mais voilà que je plonge dans un univers chargé d’émotions, d’images et de rebondissements en entendant le délicieux son craché par les violons, violoncelles et autres bombardes. Un accordéon qui cause comme aucune voix humaine ne saurait le faire, une contrebasse tonnant comme un ténor digne des plus grands opéras, une mélodie à en perdre la tête… Mais qu’ont-ils donc tant à raconter ces mille et un instruments? Ils sont tous chargés à s’en rompre les cordes de cris de joie, de colère et de détermination qu’ils projettent aux quatre vents à qui veut bien les entendre. D’innombrables clichés me viennent à l’esprit grâce cette douce musique, et je me fais moi-même mon cinéma, qui, j’en suis sûre, n’est pas très loin de ce qu’on projette sur les écrans. Un film d’une grande richesse, d’un optimisme à tout rompre et surtout, d’une fraîcheur bienfaitrice. À travers les douze pièces de l’album, je découvre la complicité et l’amour qui unissent les habitants d’un petit village portuaire et ça me fait sentir bien. Il semble désormais logique que si je vais au bord de l’eau, j’entendrai ces airs signés Jean-Marie Benoit. Celui-ci, instrumentiste et compositeur, dirige sur cet album de nombreux musiciens, qu’on retrouve tantôt en solo, tantôt au cœur d’un puissant orchestre, mais toujours sans fausses notes. Bien qu’il n’en soit plus depuis longtemps à ses premières compositions, Benoit produit ici son œuvre la plus personnelle et la plus marquante. Il est à espérer qu’on le retrouvera bientôt maître d’une prochaine trame sonore… En attendant, je n’ai qu’un conseil… Fermez les yeux, mettez vos écouteurs, rêvassez et inventez-vous votre film… COMMENTAIRES DES INTERNAUTES
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