Chroniques

Chronique de Pierre Harel

Agence QMI

Édith «La Môme» Piaf

Édith «La Môme» Piaf

Photo d'archives, AFP

Il pleut ! Il fait froid ! Il vente ! Fait frette ! C'est déjà presque l'hiver au Québec. Cette année le Grand Envahisseur hivernal nous envoie ses troupes d'avant-garde plus tôt qu'à l'habitude pour semer l'effroi sous les hululements lugubres d'Éole s'engouffrant entre les maisons tel un fantôme aux formes vides, « Hollow Ween » en saxon, ce qui nous ramène à l'Halloween et aux os secs et creux des squelettes par le remplacement du « O » par un « A » pour ne pas terroriser enfants et vieillards outre mesure avec l'idée de la mort pourtant omni présente à cette « Fête des Feuilles Mortes » comme le chantait dans les deux langues officielles du Canada la Française Édith Piaf populairement appelée « la Môme Piaf ».

Voici la célèbre chanson du poète Jacques Prévert et du compositeur Joseph Kosma : LES FEUILLES MORTES / AUTUMN LEAVES :

Jeudi passé, le 11 octobre 2018, a rappelé la grande Édith à notre souvenir puisqu'il y avait ce jour-là exactement 55 ans que cette chanteuse légendaire nous avait quitté pour d'autres cieux sous d'autres monde. Ma belle amie, toujours à l'affut de l'ordinaire extraordinaire, a cru bon de suggérer et de référencer la présente chronique afin de remémorer ou de faire mieux connaître la Piaf aux nouvelles générations par le biais de ce modeste billet. En voici la nouvelle émanant de Radio-Canada.

Allons donc chez Wikipédia pour un survol de la vie et de la carrière d'Édith Giovanna Gassion alias la Môme Piaf alias Édith Piaf.

Écoutons maintenant la merveilleuse « SOUS LE CIEL DE PARIS », chef d'oeuvre musical et poétique aux paroles de Jean Dréjac, et à la musique d'Hubert Giraud, éponyme au titre d'un film de Julien Duvivier sorti en 1951 dont elle était la chanson thème :

En octobre on creuse la fosse. En novembre on porte en terre. Puisque nous en sommes à la mi-temps d'octobre et que nous n'avons pas encore connu la douceur de l'été indien, il ne serait pas fantasque de croire que l'été toujours en cours, nous ayant écrasé d'impitoyables canicules en juillet et août, se remette de ses émotions, reprenne ses sens, et vienne sournoisement asséner quelques chaudes mornifles à la brute automnale mercenaire d'un hiver froid, humide, et glauque !

Écoutons l'un des grands succès de la Môme Piaf, tout à fait d'occasion d'ailleurs, car depuis quelques jours il fait froid dehors et que c'est beaucoup plus confortable à l'intérieur. Voici donc une chanson que la plupart des adolescentes de la petite bourgeoisie québécoises affectionnaient particulièrement en 1959-60 : MILORD

Mais il est une chanson du répertoire d'Édith Piaf qui m'est très chère car en 1973 je l'avais choisie pour que nous puissions l'offrir au peuple de Paris descendants des Parisii, petite tribu gauloise installée sur l'Île de France autour de la butte Montmartre. Notre groupe, l'Offenbach des fondateurs, ayant été choisi par le gouvernement fédéral du Canada afin de participer à un showcase culturel devant mettre en valeur des artistes canadiens émergeant dans diverses disciplines, dont la musique populaire, j'avais cru bon d'ajouter à notre répertoire la célèbre chanson « L'Hymne à l'Amour », dont les paroles seraient de Georges Moustaki ou d'Édith Piaf, peut-être un peu des deux, et la musique de Marguerite Monnot ou d'Édith Piaf, peut-être un peu des deux. Allez donc savoir, tout l'monde est mort et enterré.

Lors des premières répétitions, au début de l'été 1973, rue Saint-Antoine à Montréal, c'était moi qui interprétais cette merveilleuse chanson car Gérald Gerry Boulet, à qui je l'avais d'abord destinée, n'en voulait pas craignant le ridicule de chanter des paroles écrites pour une femme. Cependant, après quelques passages en répète, alors que j'avais apporté l'arrangement de l'intro en cavalcade effrénée s'arrêtant subitement pour ne laisser que la voix dans un silence d'après tempête, mon ami, comme il l'avait fait pour « Câline de Blues » et « Faut que j'me pousse », changeant d'idée contre toute attente, manifesta enfin le désir de s'essayer à chanter cet hymne magnifique que voici tel qu'à son premier enregistrement :

Bonne semaine.



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