Chroniques

Chronique de Pierre Harel

Agence QMI

Loco Locass libéré des libéraux

Loco Locass libéré des libéraux

Photo courtoisie

Nous voici au lendemain d'une nouvelle célébration de l'acte démocratique au Canada, le vote populaire élisant les gouvernants du pays, d'une province, d'une ville, d'un village, d'une commission scolaire au Québec.

Chez nous, encore une fois la stupidité a bien failli triompher sur l'intelligence et l'égocentrisme sur l'empathie. La recherche d'une vraie bonne d'job grassement rémunérée avec un contrat de travail solide de quatre ans, et des avantages sociaux dépassant la norme, surpasse trop souvent, en politique, le désir honnête, sincère et désintéressé, de travailler au mieux-être des concitoyens, individuellement et collectivement.

Le show business, services de nouvelles compris, tel un cancer rongeant le système démocratique, sème la confusion dans l'esprit et le bon sens des électeurs. Le vedettariat, achevant le génocide culturel des jeunes générations, étend ses tentacules empoisonnés sur le modus operandi politique, le paraitre prenant le pas sur l'être, le mensonge et les faux-semblants sur la vérité. Un show de bouffons vulgaires, imposé à tous sur télévision par des exploitants aveugles de profits, sert d'examen de passage faisant s'affronter des candidats à la chefferie suprême. Mr Big Média-Show s'est emparé de la démocratie.

Quant aux artistes, il faut du discernement pour faire la part de l'ivraie et du bon grain avant de mettre tout le monde dans le même sac. N'est pas artiste qui le veut ou le prétend, encore faut-il en payer le prix. L'Art n'accorde pas de rabais. Le génie ne s'achète pas, ne s'apprend pas à l'école, et se fout de la justice sociale.

Quoiqu'il en soit, et par prudence, très peu militent ouvertement pour l'un ou l'autre des partis en lice au cas où leurs choix ne seraient pas portés au pouvoir, et qu'ils leurs serait difficile, voire impossible, d'obtenir subventions, récompenses, bourses et investissements.

Pour d'autres cependant, jouant de risques à la loterie politique et ayant misé juste, les portes dorées de la gloire s'ouvrent pour quatre belles années, et les engagements, subventions, bourses, achats de toiles, de sculptures, représentations à l'étranger, etc., foisonnent dans l'esprit de : « Il faut en profiter pendant que ça passe ».

Parmi ceux-là, cependant, et de tous pays, de tous continents et de toutes allégeances, il y a des purs et durs ne cédant rien à personne quelqu'en soit le prix à payer, cherchant surtout à faire connaître haut et fort leurs opinions et leurs reproches quant à l'administration du pouvoir, et surtout, quant à l'attention particulière portée aux enfants, aux vieillards et aux démunis.

De ceux-là, au Québec, de ces héros perdus dans le foisonnement culturel, noyés sous les applaudissements et les bravos, ayant pratiqué l'art le plus ingrat qui soit et qui ne dure que : « le temps d'une chanson », car, n'est-ce pas : « les écrits restent et les paroles s'envolent », de ces hommes et de ces femmes, artistes, LOCO LOCASS se détache nettement, ayant clairement, sans retenue et sans calcul, imposé aux radios commerciales leur terriblement belle et bonne chanson idéalement vitriolique : LIBÉREZ-NOUS DES LIBÉRAUX, décapant puissant du verni honteux de la langue fourchue, capable de faire ressortir la laide vérité cachée sous les promesses électorale et les déclarations mensongères médiatisées sans vergogne comme des vérités, car, comme on le disait autrefois : « C'é vrai je l'ai lu dans l'journal », ou plus récemment : « Je l'ai ai vu à tv », et très récemment : « Ils en parlent sur internet ».

Mesdames et Messieurs, voici LIRÉREZ-NOUS DES LIBÉRAUX, en espérant que la CAQ triomphante saura rendre aux LOCO LOCASS les honneurs et le mérite d'avoir été les premiers à le dire et à le chanter, et d'avoir été un sapeur important dans l'effondrement du château Libéral :

Bonne semaine.



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