Chroniques

Chronique de Pierre Harel

Agence QMI

Never Too Tender

Never Too Tender

Fin septembre 1973, dans l'avion d'Air France nous emmenant vers Paris, j'étais assis à côté de Gérald Gerry Boulet, Gerry d'Offenbach en fait, puisque nous étions tous membres de cette redoutable famille de pirates nordiques, soient Harel d'Offenbach, Willi d'Offenbach, Wèzo d'Offenbach, et Johnny d'Offenbach. Alors que l'avion fraîchement décollé atteignait un premier plateau d'altitude, je fredonnais à Gerry les premiers mots d'un texte et sa mélodie que j'avais commencé d'écrire quelques jours plus tôt dans notre repaire de la rue de Bleury à Montréal sur une suite d'accords qu'il avait récemment composée et que j'avais déjà titrée : « NEVER TOO TENDER », dont voici la chanson éponyme à l'album NEVER TOO TENDER : 

Malheureusement, je n'ai pu assister à l'enregistrement de l'album NEVER TOO TENDER à Toronto en 1976 car, à l'époque, je travaillais comme bûcheron pour la notoire Lavallin dans les environs du barrage de la rivière Caniapiscau, puissant affluent de la Baie James, et que je ne pouvais me permettre de perdre cet emploi rémunérateur. Je dis « malheureusement », car eussé-je eu l'opportunité de m'y rendre que j'aurais sans doute empêché mon ami Gerry de rendre presque inintelligible, par son interprétation à la Ozzy Osbourne, le beau texte de cette chanson dont je suis l'auteur du poème et le compositeur de la mélodie.

NEVER TOO TENDER est un album magnifique, comme la chanson éponyme est une merveilleuse chanson dont le texte n'apparait nulle part puisque j'en ai moi-même perdu la trace au cours de nombreuses pérégrinations et déménagements successifs depuis mon retour de Paris en 1975.

Au moment de l'atterrissage, nous avions terminé la mise en place du texte sur la musique de Gerry, et puisque nos instruments et notre équipement avaient été envoyés à Rio de Janeiro par erreur, nous n'eûmes pas l'occasion de tester l'ensemble avec le band, et la chanson tomba dans l'oubli jusqu'au retour d'Offenbach au Québec en 1975.

À ce moment, quoique j'eusse quitté le groupe, j'avais continué de fréquenter mes amis d'Offenbach, alors que Gerry et son fils Justin, alors garçonnet, venaient me rendre visite à L'Annonciation où j'avais une fermette à flanc de montagne, flanquée d'une serre et d'un verger. C'est là que je confiai à Gerry ma chanson « Chu un Rockeur », et le poème de mon ami poète Gilbert Langevin, « La voix que j'ai ».

Cependant, en 1976 je dû m'exiler à la Baie James afin de gagner les milliers de dollars dont j'avais besoin pour démarrer une production de légumes et de fleurs dans ma grande serre, et acheter un Timberjack afin de lancer une carrière d'entrepreneur forestier déjà amorcée comme simple bûcheron après un hiver d'apprentissage à l'école d'un vieil homme des bois et de son cheval Ti-Gars descendant seul les billots du haut de la montagne jusqu'au bas, où il savait faire basculer son traineau chargé de billots pour remonter tranquillement pas vite jusqu'à nous.

Voici une autre de mes chansons, tirée de l'album d'Offenbach Never Too Tender, HIGH DOWN : 

Voici maintenant la succulente : BALLS AND RODS

J'aurais tellement voulu vous faire entendre la superbe « WHEN I'M REALLY DOWN », mais elle ne figure pas au corpus de You Tube parce que personne ne l'y a encore placée. Cependant on peut la trouver à l'écoute de l'intégral de l'album NEVER TOO TENDER, en sixième place, que je vous laisse en guise de conclusion : 

Bonne semaine.



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